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Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s'enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu'elle n'a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans nos colonnes à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.
La chaîne d’extrême droite CNews est non seulement une machine à produire des outrances racistes mais aussi une usine de fabrication et de diffusion de fake news. Pour tenter d’objectiver, au moins partiellement, ce dernier phénomène, quoi de plus efficace que de prendre un programme, presque au hasard, et de compter, tout simplement, les fake news énoncées à l’antenne ? Une tâche à laquelle Blast s’est consacré, avec cet éloquent résultat : plus de 20 fake news en 1h30 d’émission « 100% Politique » le 23 mars, soit environ une toutes les quatre minutes.
Le 14 avril, des enquêteurs de la Brigade financière ont été empêchés de perquisitionner l'Élysée dans le cadre d'une affaire de Marchés Publics. Un peu de droit et un peu d’histoire sont nécessaires pour comprendre l’illégalité d’un tel refus et l’abus de pouvoir qui en découle : l’immunité du chef de l’État n’est pas l’impunité de son administration, ni l’inviolabilité des lieux.
Héritière d’une prestigieuse dynastie d’acteurs britanniques, immense tragédienne shakespearienne dont Tennessee Williams affirma qu’elle était « la plus grande comédienne de notre temps », artiste oscarisée et icône du cinéma d’auteur, Vanessa Redgrave reste une des très rares artistes de cette stature à n’avoir jamais caché ou répudié ses convictions politiques. Elle en a payé le prix (fort), notamment à partir de 1978, lorsqu’elle exprima publiquement son soutien à la cause palestinienne, en pleine grand-messe hollywoodienne des Oscars.
Que la contradiction principale de notre temps soit la contradiction entre l’impérialisme et l’anti-impérialisme, qu’elle s’exprime aujourd’hui même, avec une violence inouïe, à travers l’agression criminelle contre le Liban, qu’elle ait explosé durant 40 jours avec l’attaque féroce contre la République islamique d’Iran, est une évidence qui saute aux yeux. Mais comme toutes les contradictions, elle déploie ses effets sous des formes inattendues, et son exaspération dans la lutte réserve parfois bien des surprises.
Le gouvernement israélien déclare que le cessez-le-feu avec l'Iran ne l'engageait pas à arrêter ses opérations.
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En Iran, il existe une communauté juive implantée depuis plus de 2500 ans, à l’époque de l’empire Perse, qui compte encore des dizaines de milliers de membres, et qui sont reconnus comme une minorité religieuse. Il s’agit de la première attaque contre une synagogue iranienne dans l’histoire récente. Et elle a été perpétrée par Israël. Preuve que l’État colonial n’est en aucun cas un pays «protecteur des juifs».
Jeudi 2 avril 2026, trop pressées de taper sur l’une de leurs cibles favorites, de nombreuses rédactions ont propagé des fausses informations à propos de la garde à vue de la députée européenne LFI Rima Hassan, distillées au goutte-à-goutte et en direct par leurs sources policières. Ce naufrage médiatique illustre à merveille la dynamique du journalisme de préfecture, enclenchée par des services « police-justice » n’ayant aucun mal à fouler au pied les principes élémentaires du journalisme, pour peu que leur source fût la police.
Effet de cadrage, pouvoir de nuisance.
Résumons :
Quand un plateau de Franceinfo prétend rendre compte des attaques racistes subies par le maire de Saint-Denis, les journalistes évacuent le sujet au profit d’un autre – « Est-ce qu’il est dangereux ce concept de "nouvelle France", […] a minima clivant ? » (Agathe Lambret) – et sur la base de cette inversion victime/coupable, en font le « problème » n°1.
Une fois installé, le commentaire sur le concept de « nouvelle France » peut être déformé (à l’unisson) par quatre journalistes « respectables », lesquels communient dans la désinformation et décrètent qu’il en va là d’une « stratégie identitaire ». Les questions de la représentativité ethno-sociale des élus et des discriminations raciales, notamment, sont passées par pertes et profits, interprétées comme autant d’éléments à charge contre LFI.
Sur la base de ces interprétations frauduleuses, les journalistes peuvent ressortir le prêt-à-penser des « extrêmes qui se valent », en réussissant le tour de force de dresser une équivalence entre la « nouvelle France » et le « grand remplacement » – un fantasme raciste et complotiste légitimé par les grands médias –, c’est-à-dire à banaliser l’extrême droite dans un sujet supposément consacré au racisme qu’elle déverse à torrent continu contre des élus noirs et arabes. Terminus de ce grand voyage accéléré au pays des éditocrates ? « Jean-Luc Mélenchon sert en fait l’extrême droite ». Dixit Renaud Dély.
Une constatation historique essentielle, c'est que l'enseignement des masses populaires et la formation des élites ont suivi deux processus nettement différents et qui ne sont même pas parallèles. Les joindre, les confondre jusqu'à un certain niveau, ce fut l'idée force de ceux qui ont milité – particulièrement pendant l'entre-deux guerres de 1918 à 1919 – pour la Rénovation de l'Enseignement et la démocratisation de l'Université.