Encore une déclaration stupéfiante dans les médias ce lundi 23 février, sur fond de fascisation accélérée.
François Hollande, ancien président socialiste, est invité sur la chaîne RTL. Voici ce qu’il déclare à propos de la manifestation néo-nazie organisée à Lyon il y a deux jours : « En démocratie, il est normal qu’il y ait la liberté de manifester ».
Depuis des temps immémoriaux, un ciel noir en plein jour est un signe de fin du monde. À Téhéran, le soleil ne s’est pas levé le 9 mars. C’est la manifestation concrète de la guerre.
Une pluie noire, une suie crasseuse tombe désormais sur cette immense ville de 15 millions d’habitants. Les avions de l’empire ont bombardé les raffineries et les dépôts pétroliers du pays, pour mettre à genoux l’économie iranienne, mais aussi pour intoxiquer son peuple. De gigantesques colonnes de fumée provoquées par des brasiers d’hydrocarbures quasiment impossibles à éteindre ont duré pendant des heures.
Aux États-Unis, l’escalade militaire qui a démarré le 28 février en Iran ne peut être comprise uniquement à partir de logiques militaires ou diplomatiques. Elle s’inscrit également dans un champ symbolique et religieux dense, où traditions théologiques et narrations identitaires et imaginaires eschatologiques divers contribuent à légitimer, à contester ou à réinterpréter la violence des armes.
💡 Quoi ?
Le site Casier Politique est une base de données des condamnations des élu·e·s au pénal, classées par année, parti et infraction
⁉️ Pourquoi ?
Ils ne sont pas "tous" pourris, mais bien trop le sont.
Nous acceptons l'inacceptable.
En attendant de jouir un jour d'une véritable démocratie, nous devrions exiger que l'aristocratie élective qui gouverne soit irréprochable.
Car enfin le trait le plus visible dans l'homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout.
Autant dire que les pires gouverneront
Emile Chartier, dit Alain
Portrait du journaliste le plus célèbre de Libération : Jean Quatremer, macroniste hardcore tombé dans le trumpisme.
«L’Espagne, dévorée par un antisémitisme d’État, officiellement représentante des intérêts de la mollahrchie et du Hamas». C’est le message délirant posté par Jean Quatremer sur le réseau Twitter le 3 mars, à propos du gouvernement socialiste espagnol, parce qu’il refuse d’aller bombarder l’Iran.
Puisque la destruction du sens des mots, de l’histoire et de toutes les boussoles politiques est achevée, alors tout est possible. Comme comparer «l’antisémitisme d’État» – qui renvoie à Pétain, à Hitler et à la Shoah – à l’action d’un gouvernement de centre-gauche qui s’oppose à une guerre et réclame l’application du droit international.
Le mardi 3 mars 2026, réuni en bureau national, le Parti socialiste a voté à l’unanimité une résolution condamnant ce qu’il désigne comme les « caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon, l’accusant en outre de « fracturer les électeurs de gauche » et de « renforcer les passerelles entre droite et extrême droite ». Au delà de la faute politique majeure, ce vote est un symptôme : il manifeste la pathologie persistante d’un parti qui s’efforce de nier le réel et refuse obstinément de faire le bilan de ses propres erreurs.
En tant qu’observatoire de l’extrême droite, il nous revenait de fournir une analyse sur les effets du meurtre de Quentin Deranque, battu à mort par des militants antifascistes. L’idée est ici d’interroger les assises de l’extrême droite lyonnaise comme élément de contexte de cette violence en tout point détestable ; mais aussi d’observer ce que cette séquence a produit en termes de légitimation toujours plus rapide des idées d’extrême droite et désormais des groupuscules d’ultra droite afférents.
Un agenda, ça se travaille.
« Guerre des 12 jours », soulèvement du peuple iranien contre la dictature au pouvoir, menaces états-uniennes d’intervention militaire : même avant les attaques israélo-américaines du 28 février, la question iranienne occupait régulièrement l’agenda médiatique. À chaque fois, c’était l’occasion pour une poignée d’entrepreneurs de cause de battre campagne pour Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran. S’ils n’ont pas le monopole de la critique du régime iranien, absolument consensuelle dans le débat public français, ils sont hégémoniques pour traiter de l’alternative politique en Iran : l’autodétermination du peuple iranien n’est quasiment pas un sujet médiatique. C’est que les défenseurs de Reza Pahlavi ont tout des bons clients : soutiens des gouvernements états-unien et israélien, adversaires revendiqués de la gauche française, ils s’inscrivent parfaitement dans l’air du temps médiatique.
La mort du militant néofasciste Quentin Deranque a servi de prétexte à une offensive politique contre LFI de la part du gouvernement et de l'extrême droite. Elle se cristallise notamment dans les appels à la démission du député insoumis Raphaël Arnault, sur lesquels s'alignent François Ruffin et Marine Tondelier pour donner à la bourgeoisie des gages de responsabilité.