Le gouvernement israélien déclare que le cessez-le-feu avec l'Iran ne l'engageait pas à arrêter ses opérations.
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En Iran, il existe une communauté juive implantée depuis plus de 2500 ans, à l’époque de l’empire Perse, qui compte encore des dizaines de milliers de membres, et qui sont reconnus comme une minorité religieuse. Il s’agit de la première attaque contre une synagogue iranienne dans l’histoire récente. Et elle a été perpétrée par Israël. Preuve que l’État colonial n’est en aucun cas un pays «protecteur des juifs».
Jeudi 2 avril 2026, trop pressées de taper sur l’une de leurs cibles favorites, de nombreuses rédactions ont propagé des fausses informations à propos de la garde à vue de la députée européenne LFI Rima Hassan, distillées au goutte-à-goutte et en direct par leurs sources policières. Ce naufrage médiatique illustre à merveille la dynamique du journalisme de préfecture, enclenchée par des services « police-justice » n’ayant aucun mal à fouler au pied les principes élémentaires du journalisme, pour peu que leur source fût la police.
Effet de cadrage, pouvoir de nuisance.
Résumons :
Quand un plateau de Franceinfo prétend rendre compte des attaques racistes subies par le maire de Saint-Denis, les journalistes évacuent le sujet au profit d’un autre – « Est-ce qu’il est dangereux ce concept de "nouvelle France", […] a minima clivant ? » (Agathe Lambret) – et sur la base de cette inversion victime/coupable, en font le « problème » n°1.
Une fois installé, le commentaire sur le concept de « nouvelle France » peut être déformé (à l’unisson) par quatre journalistes « respectables », lesquels communient dans la désinformation et décrètent qu’il en va là d’une « stratégie identitaire ». Les questions de la représentativité ethno-sociale des élus et des discriminations raciales, notamment, sont passées par pertes et profits, interprétées comme autant d’éléments à charge contre LFI.
Sur la base de ces interprétations frauduleuses, les journalistes peuvent ressortir le prêt-à-penser des « extrêmes qui se valent », en réussissant le tour de force de dresser une équivalence entre la « nouvelle France » et le « grand remplacement » – un fantasme raciste et complotiste légitimé par les grands médias –, c’est-à-dire à banaliser l’extrême droite dans un sujet supposément consacré au racisme qu’elle déverse à torrent continu contre des élus noirs et arabes. Terminus de ce grand voyage accéléré au pays des éditocrates ? « Jean-Luc Mélenchon sert en fait l’extrême droite ». Dixit Renaud Dély.
Une constatation historique essentielle, c'est que l'enseignement des masses populaires et la formation des élites ont suivi deux processus nettement différents et qui ne sont même pas parallèles. Les joindre, les confondre jusqu'à un certain niveau, ce fut l'idée force de ceux qui ont milité – particulièrement pendant l'entre-deux guerres de 1918 à 1919 – pour la Rénovation de l'Enseignement et la démocratisation de l'Université.
Cher Raphaël Glucksmann,
Quelle semaine !
Lundi 23 mars, vous déclariez sur France Inter que « la gauche républicaine qui refuse l’alliance avec LFI, elle gagne », c’est bien noté, des propos pour le moins étonnants puisque vous semblez vous auto-exclure de ladite « gauche républicaine » dans la mesure où, à l’exception du maire sortant Éric Pliez dans le 20e arrondissement de Paris, à gauche depuis 30 ans, aucune tête de liste de votre mouvement Place publique n’a « gagné » lors du second tour des élections municipales, avec huit défaites pour neuf scrutins, un quasi grand chelem. De cinglants revers parmi lesquels on trouve entre autres celui, particulièrement symbolique, de Saint-Brieuc (45 000 habitants), préfecture des Côtes-d’Armor, où le maire sortant Hervé Guihard, étiqueté Place publique, a rejeté la proposition de fusion de La France insoumise et offert, ce faisant, les clés de la municipalité à la droite qui n’en demandait pas tant dans une ville où la gauche était majoritaire au premier tour, une superbe victoire.
Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 examine le recours systématique à la torture par Israël à l’encontre des Palestiniens des territoires palestiniens occupés depuis le 7 octobre 2023, y compris les pratiques en milieu carcéral et hors milieu carcéral qui répondent aux critères constitutifs du génocide au sens de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Elle documente la manière dont la torture est devenue partie intégrante de la domination et des punitions infligées aux hommes, aux femmes et aux enfants, tant par le biais d’abus en détention que par une campagne implacable de déplacements forcés, de massacres, de privations et de destruction de tous les moyens de subsistance, visant à infliger une douleur et des souffrances collectives à long terme. Un régime de terreur psychologique continu et omniprésent sur le territoire est imposé, conçu pour briser les corps, priver un peuple de sa dignité et le chasser de ses terres. Il ne s’agit pas de violence fortuite. C’est l’architecture du colonialisme de peuplement, bâtie sur des fondations de déshumanisation et maintenue par une politique de cruauté et de torture collective.
La bataille pour la laïcité de l'enseignement sous la Commune, vue sous l'angle de l'évolution historique, ne fait que continuer la lutte anticléricale et laïque entreprise à la fin du Second Empire. Elle parachève aussi l'effort constructif sur le plan scolaire réalise pendant le siège par les républicains et les socialistes placés à la tête des municipalités d'arrondissement.
Après plus de quatre décennies de détention, le militant libanais pro-palestinien Georges Abdallah a été libéré le 25 juillet 2025. Un documentaire retrace l’histoire de cette détention hors norme, des mensonges qui l’ont entourée et des pressions exercées sur la France. Entretien avec son réalisateur Pierre Carles.
Excuses forcées pour une ironie sur Éric Ciotti, indulgence pour des fake news visant LFI, recrutement de chroniqueurs issus de CNews : Franceinfo TV prend un virage éditorial droitier qui inquiète en interne. Journalistes et syndicats dénoncent une complaisance avec la droite et l’extrême droite, une course à l’audience et une imitation des médias privés. Ces pratiques mettent à mal les devoirs de neutralité, de professionnalisme et de rigueur propres au service public. Enquête et témoignages.
Lionel Jospin est mort ce dimanche. Tandis que la gauche s'épanche en hommages unanimes, rappelons le vrai bilan de cet emblème du social-libéralisme : un Premier ministre qui a privatisé des centaines d'entreprises, cassé l'Éducation, flexibilisé le travail et pavé la voie à la montée de l'extrême droite.
Face à ce qui nous arrive depuis une décennie sur la planète entière, et qui pourrait connaître, dans le canton français, un moment de bascule avec les élections présidentielles, nous en sommes encore à la difficulté de le nommer. Chaque fois qu’on prononce le mot « fascisme », nous avons droit, de la part de ceux qui s’y connaissent, à des leçons d’Histoire basées sur leur propre kit théorique. C’est ainsi que les camarades de Temps Critiques nous expliquent que « les continuités sont interrompues » avec le fascisme d’appellation contrôlée, né de la Grande guerre, et que l’antifascisme d’aujourd’hui ne serait qu’une « bataille d’imageries » débouchant, en France, à des affrontements « entre bande-rackets ». Nous butons là sur une difficulté familière à quiconque souhaite une rupture collective de l’humanité avec la société capitaliste industrielle, l’usure de mots épuisés par les trahisons, les défaites et les défigurations politiciennes.
Faut-il refuser toute tribune à l’extrême droite dans les médias et dans les coalitions pour endiguer sa montée ? En Belgique, médias et politiques ont établi un tel cordon sanitaire, qui a porté ses fruits, explique le chercheur Benjamin Biard.
Même après des années à écouter les matinales, disséquer les questions des éditorialistes, on est encore parfois surpris. La surprise d'abord, puis la révolte et une pincée d'écœurement.
Ce matin, 17 mars, deux jours après le premier tour des élections municipales, Apolline de Malherbe reçoit dans son émission quotidienne sur RMC Story, Apolline Matin, Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis, élu triomphalement dès le premier tour.