Des élèves dans la peau de gendarmes réprimant une manifestation, d'autres qui jouent les surveillants de prison... Les « classes défense » se multiplient, sur fond de tensions géopolitiques, mais alarment parents, syndicalistes et chercheurs.
Bientôt un bac, mention patriote ? Le 25 mars dernier, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, annonce, au Forum de Paris pour la défense et la stratégie, que la participation aux classes « défense et sécurité globale » serait « mentionnée sur le diplôme du baccalauréat » et « valorisée sur Parcoursup ». Ces classes, adressées aux collégiens et lycéens dans le cadre de leur scolarité, dureront trois ans, contre un seul jusqu’à présent, et seront rebaptisées, au lycée, « classes de défense et de cohésion nationale ». Objectif : sensibiliser aux enjeux de défense dans un contexte international de montée des tensions et de menace de conflits. Mais, alors que ces classes sont en train de se généraliser, la manière dont certaines se déroulent laisse perplexe.
Disons-le un peu distinctement : ici, on ne pleure pas le limogeage d’Olivier Nora, ex-patron de Grasset, par Vincent Bolloré. On ne considère pas que les auteurs et autres éditeurs qui ont collectivement dénoncé ce congédiement sont de courageux héros du combat contre l’extrême droite. On tient même, tout au contraire, que dans cette bataille — car c’en est une —, tous font, à des degrés divers, partie du problème, et non de sa solution : voici pourquoi.
Chaque année, les néonazis du Comité du 9 mai défilent à Paris. Chaque année, la préfecture de police produit un dossier trop creux pour convaincre le juge des référés d’interdire la parade. Dans sa grande bonté, Au Poste a décidé d’effectuer son travail, et de documenter ce que le tribunal administratif de Paris n’a ni su ni pu juger avec la rigueur que la situation commande.
Le 8 avril 2026, la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale a voté une proposition de résolution relative à « la reconnaissance et à la commémoration du génocide des Roms ». Ce texte dissimule une argumentation troublante qui dénie le caractère génocidaire des persécutions subies par les « Nomades » sur le territoire français pendant la Seconde Guerre mondiale.
Est-ce que vous saviez qu’en France, il existe des services secrets privés ? On les connaît sous le nom de "boîtes d'intelligence économique". Derrière cette appellation un peu froide, se cachent des hommes et des femmes capables d'influer sur la vie politique et économique, en France, comme à l'étranger.
Parmi elles, vous avez peut-être entendu parler de l'ADIT, le mastodonte européen du secteur. Ou d'Avisa Partners, qui a défrayé la chronique en 2022, quand Mediapart et Fakir ont révélé ses pratiques de désinformation massive : faux profils, manipulation de pages Wikipedia, articles commandités contre des personnalités politiques.
Mais il en est une qui, elle, a su rester dans l'ombre. Surtout depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
Son nom : Axis.
Vous n'en avez probablement jamais entendu parler. Et c'est normal. Cette société a tout fait pour rester invisible. Nous avons contacté de nombreuses personnes qui nous ont parlé d'Axis, mais toutes ont exigé l'anonymat. Par crainte professionnelle, bien sûr. Mais aussi à cause d'une réputation qui circule dans le milieu : celle d'une boîte à l’influence atteignant les plus hautes sphères de l’État.
Tentative de coup d'État, guerre de l'information, écoutes sauvages, filatures... Bienvenue dans le monde peu reluisant de l'État profond.
"Vous vous souvenez que quand il est revenu de l’investiture de Donald Trump qu’il connaît depuis des décennies, Bernard Arnault a déclaré : "Je reviens des USA et j’ai pu voir un vent d’optimisme. En France, c’est un peu la douche froide". Eh ben il n'y a qu’à Trumpiser la France, et pour ça il est pas mal Bardella. Et c’est pas mal qu’il soit avec cette princesse, regardez sa famille connaît la famille de Trump, alors certes c’est des bourgeois un peu plus vulgaires que les Arnault mais faut vivre avec son temps. C’est peut être ça qu’a appris Trump aux capitalistes du monde entier, il est peut être temps de se décomplexer un peu, de se lâcher, osez être ce que vous êtes, des capitalistes sans foi ni loi. Tout le vernis culturel, la discrétion, la fausse modestie tout ça il n'y a plus besoin, c’est fini, c’est la victoire de Mar a Lago sur l’Ivy League, de la vulgarité sur la culture, plus besoin de charmer quand on peut brutaliser et ça Bolloré l’avait compris depuis longtemps. Bardella, lui, doit encore charmer les français, je sais pas si cette histoire de princesse va aider, c’est pas sûr, mais il doit surtout charmer le patronat, pas seulement Arnault et Bolloré, tout le patronat français."
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Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s'enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu'elle n'a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans nos colonnes à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.
La chaîne d’extrême droite CNews est non seulement une machine à produire des outrances racistes mais aussi une usine de fabrication et de diffusion de fake news. Pour tenter d’objectiver, au moins partiellement, ce dernier phénomène, quoi de plus efficace que de prendre un programme, presque au hasard, et de compter, tout simplement, les fake news énoncées à l’antenne ? Une tâche à laquelle Blast s’est consacré, avec cet éloquent résultat : plus de 20 fake news en 1h30 d’émission « 100% Politique » le 23 mars, soit environ une toutes les quatre minutes.
Le 14 avril, des enquêteurs de la Brigade financière ont été empêchés de perquisitionner l'Élysée dans le cadre d'une affaire de Marchés Publics. Un peu de droit et un peu d’histoire sont nécessaires pour comprendre l’illégalité d’un tel refus et l’abus de pouvoir qui en découle : l’immunité du chef de l’État n’est pas l’impunité de son administration, ni l’inviolabilité des lieux.
Héritière d’une prestigieuse dynastie d’acteurs britanniques, immense tragédienne shakespearienne dont Tennessee Williams affirma qu’elle était « la plus grande comédienne de notre temps », artiste oscarisée et icône du cinéma d’auteur, Vanessa Redgrave reste une des très rares artistes de cette stature à n’avoir jamais caché ou répudié ses convictions politiques. Elle en a payé le prix (fort), notamment à partir de 1978, lorsqu’elle exprima publiquement son soutien à la cause palestinienne, en pleine grand-messe hollywoodienne des Oscars.