Bon Pote révèle des échanges et vidéos prouvant la coordination entre milices d'ultradroite et forces de l'ordre à Nice le 24 octobre.
En 2025, le ministère français de l’agriculture a accordé plus de 130 dérogations permettant l’utilisation de pesticides interdits en France, comme le révèle notre enquête. Un record d’Europe en passe d’être pulvérisé en 2026.
Depuis 2017, l’État a multiplié les marchés d’armement pour les forces de l’ordre. Grenades assourdissantes, lanceurs multicoups, munitions à 400 mètres, nouveaux blindés... Alors que les mutilations continuent et que les alertes internationales se succèdent.
À chaque manifestation qui déborde, le même refrain revient : des « casseurs » venus de nulle part auraient gâché la journée de manifestants pacifiques. Thierry Vincent, auteur du livre « Dans la tête des black blocs », démonte ce récit qui arrange le pouvoir. Les militants du bloc font partie des cortèges, et de plus en plus de manifestants ordinaires les rejoignent.
Après le meurtre de Pengo Bossio Wangi, 26 ans, à Trappes, ce texte dénonce la banalisation des discours racistes et la responsabilité des médias et du monde politique dans la montée de la haine. Pour Politis, une centaine de personnalités appellent à refuser le silence et l’indifférence.
Inégalités économiques, influence électorale, système de retraite… Évolution démographique oblige, en France, le poids politique et économique des plus âgés tend à se renforcer. Au détriment des plus jeunes, voire de l’avenir même de la démocratie ? Premier volet de notre dossier en deux parties.
Depuis des années, les différents gouvernements nous distillent leur propagande sur le fameux déficit de la Sécu. Ce « trou » de la Sécu est sciemment créé par une diminution des recettes pour faire basculer la protection sociale vers un système assurantiel privé.
D'habitude, les reportages en immersion sans commentaires à propos des affrontements se produisant lors des manifestations sont l'apanage quasi-exclusif d'internet. Cette pratique journalistique – et de visionnage – s'est ancrée dans le paysage médiatique depuis une décennie grâce à une nouvelle génération de journalistes indépendants. Elle est aussi une conséquence médiatique du célèbre "maintien de l'ordre à la française", cet ensemble de pratiques répressives qui fait l'objet d'autant d'étonnement que de réprobation à l'étranger. Pratiques dûment documentées, donc, depuis une décennie grâce aux "journalistes de manif".
À la fin du mois de septembre 2026, d’abord dans l’outre-mer, puis dans l’Hexagone, des lycéen·nes manifestent et organisent des blocages de leurs établissements afin de dénoncer leurs conditions d’études déplorables et de réclamer davantage de moyens pour l’Éducation nationale. Face à ces jeunes lycéen·nes, la police « aux ordres » déploie une violence inouïe, avec un usage totalement disproportionné des armes de guerre : gaz lacrymogènes, lanceurs de balles de défense (LBD) et grenades. Les blessé·es graves sont nombreux·ses.
Familiar images of teargas clouds drifting across Paris squares, police baton charges against masked protesters and terrified teenagers floored – and worse – by stun grenades have once again focused the world’s attention on France’s policing methods.
While most of its western European neighbours generally favour police tactics that prioritise crowd containment and de-escalation, France has long responded to social movements that take to the streets with, at times, shocking physical force.
Samedi, devant des policiers, Lecornu a sommé le pays de choisir entre « le camp de la République » et celui des casseurs. Lundi, Mediapart révélait la consigne au renseignement : écrire que LFI est derrière le mouvement. Bush imposait ce choix en 2001, avant de présenter à l'ONU les preuves d'une menace qui n'existait pas. Même question : qui scénarise ce que les rapports doivent prouver ?
Retour sur la mobilisation du 17 octobre : si la convergence des luttes a bien eu lieu dans les cortèges, l’exécutif s’est servi des violences pour imposer son récit et faire un pas de plus dans l’autoritarisme et la répression.
Face à la colère sociale et au fiasco du « maintien de l’ordre », les fake news circulent à vitesse grand V et attisent les divisions. De l’« ultra-gauche » à LFI en passant par les « islamistes », tous les boucs émissaires semblent être bons à prendre pour ce gouvernement qui enchaîne les mensonges pour se défausser, bien aidé par des médias peu attachés à la vérité qui vont parfois jusqu’à inventer des « informations » de toutes pièces.
Tout, plutôt que d’évoquer les causes profondes de ce qui s’est joué dans la rue, le 17 octobre, et durant les semaines précédentes avec la mobilisation lycéenne. Petit florilège des 8 fake news qu’on a le plus croisées depuis les manifestations de ce week-end.
Après le couvre-feu, les enfants arrêtés par milliers, voici la délation organisée par l’État. Il y a décidément un parfum d’années 1940 qui flotte sur la France, où le climat devient ouvertement pétainiste.
Blast a suivi les comparutions immédiates au surlendemain du 17 octobre, au tribunal correctionnel de Paris. La justice a voulu appliquer les consignes de Darmanin à la lettre, envoyant presque tout le monde en prison, quand d’habitude ce genre de faits appelle du sursis. Des audiences aux airs de justice d’exception, dont Blast, et d'autres, sont ressortis éberlués et sonnés.
Depuis deux ans, Jules Blaster écrit, chaque semaine, un courrier à une personnalité politique, médiatique ou intellectuelle qui fait l'actualité. L'occasion de revenir sur son parcours, de rappeler ses plus fulgurantes prises de position et d'essayer de cerner ce qui lui tient de pensée. À l'approche du Boxing Day n°100, nous nous sommes dit que certaines de ces lettres méritaient de faire l'objet d'une vidéo. Et qui mieux que le philosophe pour médias Raphaël Enthoven pour ouvrir cette nouvelle série ?
Nous expliquions dès 2017 en quoi Macron, avec ses clins d’œil à l’extrême droite, son militarisme et sa conception verticale du pouvoir, marchait dans les pas du pétainisme. 10 ans plus tard, qui peut encore le nier ?
Dans une allocution retransmise en direct, ce lundi midi, le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé avoir demandé aux préfets de mettre en place des « couvre-feux partiels et localisés dès ce soir ». Un nouveau durcissement autoritaire pour étouffer les mobilisations.
Comment et avec qui les intervieweurs de « La grande matinale » de France Inter ont-ils choisi de parler des mobilisations lycéennes ? Nous avons écouté (et minuté) l’intégralité des entretiens de l’émission entre le lundi 28 septembre et le mardi 13 octobre. Le constat est accablant, entre désintérêt pour le sujet, priorité à la parole gouvernementale et occultation des violences policières.
« Perdre le contrôle, c’est si vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes, qui pillaient les magasins et qui commettaient des exactions ». Voici ce qu’a déclaré le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez le 6 octobre dernier.
Le 17 octobre et, d’après les estimations, quelques centaines de millions de détériorations plus tard, Laurent Nuñez l’assure : « Le dispositif n’était pas sous-dimensionné ». Il n’y a pas eu de chaos dans des dizaines de villes en France, selon le gouvernement, tout va bien, circulez, il n’y a rien à voir. Un niveau de post vérité qui ferait sourire Donald Trump mais qui ne semble pas faire plus réagir que cela les journalistes de plateaux réagissant à l’annonce du ministre de l’intérieur.
Exemple de plus de journalisme de préfecture si bien décrit par la journaliste Emma Vinzent sur Bon Pote. On relaye la communication officielle du gouvernement, on ne la questionne pas. On parle de violence, de casseurs, de pilleurs, d’immigration (sic), on accuse l’ultra-gauche très vite (sans preuve, sans source, sans définir), LFI, et les black blocs (toujours sans définition).
Alors que les médias mainstream sont en boucle depuis 24H sur “la violence inacceptable en République”, rappelons que la stratégie du pourrissement du premier casseur de France est bel et bien majoritairement responsable.