La mort du militant néofasciste Quentin Deranque a servi de prétexte à une offensive politique contre LFI de la part du gouvernement et de l'extrême droite. Elle se cristallise notamment dans les appels à la démission du député insoumis Raphaël Arnault, sur lesquels s'alignent François Ruffin et Marine Tondelier pour donner à la bourgeoisie des gages de responsabilité.
Dans « Soulèvements », le réalisateur Thomas Lacoste donne la parole, face caméra, à seize membres des Soulèvements de la Terre. On y découvre la diversité, l’inventivité du mouvement... et la répression dont il fait l’objet.
Elles et ils ont été qualifiés d’« écoterroristes », surveillés par la DGSI et menacés de dissolution par le gouvernement. Les Soulèvements de la Terre incarnent l’un des exemples les plus marquants de criminalisation des luttes écologiques de ces dernières années. Dans son documentaire Soulèvements en salles mercredi 11 février, Thomas Lacoste fait voler en éclats cette campagne de disqualification, relayée par une partie des médias.
Le réalisateur donne la parole, face caméra, à seize membres du mouvement. Les militants racontent ce qui est systématiquement invisibilisé : une organisation collective, ancrée dans les territoires, qui expérimente d’autres manières de vivre, de lutter et de faire monde pour défendre les communs face à l’artificialisation des sols et l’accaparement des terres et de l’eau. Ce contre-récit puissant invite les détracteurs du mouvement à aller voir par eux-mêmes et surtout, donne envie de lutter.
382,3 millions d'euros : le coût du Sénat pour 2026. Rapporté à la population française, cela représente environ 5,50 euros par habitant.
382,3 millions d'euros : le coût du Sénat pour l'année 2026. Rapporté à la population française, cela représente environ 5,50 euros par habitant. À l’échelle des dépenses de l’État, la somme paraît marginale. Mais le débat sur le Sénat ne se résume pas à un ratio budgétaire. Il interroge la nature d’une institution élue au suffrage indirect, dotée d’un régime de retraite spécifique, bénéficiant d’une autonomie financière protégée des alternances politiques. À l’heure où la question de l’exemplarité traverse l’ensemble du débat public, la chambre haute apparaît comme un cas particulier dans le paysage institutionnel français. Un décryptage de Julien Laurenceau.
Votre alliance avec le RN est désormais officielle. Je suis satisfaite que votre vocabulaire ait trahi votre projet idéologique. Utiliser une expression du xénophobe Maurras n'a fait que mettre en lumière le socle sur lequel repose votre carrière politique : une haine profonde de l'antiracisme et de l'antifascisme, votre haine raciale et religieuse.
On rappelle que le parti avec lequel vous vous alliez a été créé par des Waffen-SS, des criminels de guerre dont des antisémites. Votre propagande qui instrumentalise la lutte contre l'antisémitisme est uniquement destinée à museler les voix qui soutiennent le peuple Palestinien et plus largement à criminaliser la gauche antiraciste qui s'oppose à votre projet islamophobe et ségrégationniste.
Vous êtes le pire de ce que peut produire la politique politicarde : une opportuniste uniquement animée par son besoin maladif de pouvoir. Et quoique vous fassiez ou disiez pour détourner l'attention de l'opinion : pensez-vous réellement nous faire oublier que vous avez couvert des cas de maltraitances dans des crèches privées, que vous avez menti lors d'une commission d'enquête ? Une ex-ministre des solidarités et des familles qui couvre des cas de négligences et de violences envers les enfants... c'est aussi ça la France de Macron.
Votre opportunisme qui n'a donc aucune limite... puisque vous faites aussi dans l'ingérence étrangère en vous faisant le relais de la propagande du gouvernement israélien au même moment où ce dernier colonise et annexe la Cisjordanie en violation totale du Droit international, au même moment où il reconnaît 70000 Palestiniens tués (parce qu'au fond ce chiffre l'arrange).
Savez-vous chère Aurore à quel autre moment de l'Histoire de France la gauche a été autant criminalisée et destestée ? Dans les années 30. Malgré la période sombre que nous vivons (nous, pas vous), j'ai espoir en l'avenir et je sais que vous ferez partie des personnes qui devront rendre des comptes devant la justice. Vos anciens "amis" vous jetteront en pâture parce qu'au final vous n'êtes que leur sous-fifre, leur idiote utile qui, assoiffée de pouvoir et attirée par la lumière tel un éphémère, n'est là que pour repousser la fenêtre d’Overton.
Madame Bergé, vous êtes éphémère.
Gaza avait parachevé la ruine morale et éthique des élites politiques et médiatiques françaises. L'affaire Quentin finalise leur mue fasciste.
De l’autre côté de l’Atlantique, la haine viscérale de toute idée de gauche, fut-elle modérée, s’est matérialisée dans le traitement gouvernemental et journalistique des meurtres de Renee Good et d’Alex Pretti, deux manifestants qui protestaient contre les méthodes de la police de l’immigration américaine. À peine criblés de balles par des agents de l’autorité publique, l’appareil étatique et les médias les qualifiaient de « terroristes » concluant ainsi une campagne incessante visant à diaboliser la gauche radicale et les antifas, bête noire de la renaissance fasciste à laquelle on assiste en Occident.
En France, la France Insoumise, mouvement politique de rupture se disant de gauche radicale, est de toutes parts confrontée depuis plus de deux ans aux tirs de barrages mensongers visant à repeindre en antisémitisme son soutien à la cause palestinienne et sa dénonciation du génocide commis par l’état d’Israël. Quelques jours après avoir été requalifiée, sans le moindre motif ni la plus petite évolution programmatique, en extrême-gauche, la mort de Quentin D. après une confrontation entre milices d’extrême-droite et militants antifas, arrive à point pour redynamiser une diabolisation en perte de vitesse et même contre-productive.
L’édification d’un nouveau mur de mensonges a démarré avant même la déclaration de décès du jeune homme, alors plongé en coma artificiel dans un hôpital lyonnais, dépeint instantanément comme le gendre idéal, dans l’indifférence et le mépris des faits et surtout du contexte lyonnais, faisant fi de la méconnaissance qu’on en avait et laissant libre cours à l’empressement de pointer du doigt les coupables idéals. La curée a dès lors pu commencer.
«On peut être deux, trois filles à tracter là où vous voulez les choper, un peu pour faire l’appât» : Némésis organise des guet-apens.
Depuis la mort de Quentin Deranque, les militantes de Némésis n’ont pas arrêté d’aller de plateaux en plateaux pour répandre des mensonges éhontés, et imposer un récit victimaire : leur ami «pacifiste» serait tombé dans un guet-apens tendu par les antifas. C’est littéralement l’inverse qui s’est produit. Le journal l’Humanité fait voler un peu plus en éclat le narratif de l’extrême droite.
Le journaliste Thomas Lemahieu révèle aujourd’hui que les militantes de Némésis et leurs soi-disant service d’ordre organisent des actions de tractage ou de collage d’autocollants comme appât, afin de tendre des embuscades aux antifascistes. Ces éléments confirment ce que nous disons depuis le début et corroborent les nombreux témoignages que nous avons pu recueillir : le 12 février les camarades néonazis de Némésis n’étaient pas là pour «protéger» les militantes identitaires mais pour cogner sur des militants de gauche par surprise.
Toutes les chaînes de télé commentent avec enthousiasme le défilé d'extrême droite organisé samedi à Lyon et qui s'est déroulé dans le calme.
Nous franchissons des paliers vertigineux de jour en jour. Ce dimanche 22 février, toutes les chaînes de télévision nationales commentent avec enthousiasme le défilé d’extrême droite organisé la veille à Lyon. Déposée par une militante néo-nazie, rejointe par l’extrême droite la plus radicale de toute la France et des pays voisins, désavouée par la famille de Quentin Deranque, ponctuée de saluts nazis et d’injures racistes, elle a beaucoup plu aux éditorialistes.
Parce que les liens entre police et extrême-droite sont structurels et personnels : histoire d'une impunité organisée.
Depuis la mort du nazillon Quentin Deranque, dont il a été démontré que la mort a été causée par le guet-apens tendu par son groupe de néo-nazis armés qui a blessé des antifascistes, aucun des nervis d’extrême-droite n’a été interpellé. Depuis nous avons également rappelé sur notre média de nombreuses histoires récentes révélant de manière flagrante comment l’extrême-droite agresse et tue en toute impunité depuis des années.
La question que l’on doit se poser, c’est quelles sont les raisons de cette impunité ? Pourquoi, à Lyon, on recense 102 agressions fascistes depuis 2010, dont 70% sont restées impunies ? Comment, à Nantes et dans de nombreuses villes, nous constatons la multiplications d’attaques d’extrême droite, parfois sous les yeux de la police, sans réaction ?
Au-delà de la justification (bien réelle) de l’adhésion du corps policier aux idées d’extrême-droite, il y a une raison très simple : il existe des liens directs entre les groupes d’extrême-droite et les services de police.
Mars 2023 : c’était il y a presque trois ans, cela aurait dû être un scandale d’État qui aurait provoqué un débat national sur la violence d’extrême droite et son impunité. Mais il n’en a rien été. La quasi-totalité de la population française n’a probablement jamais entendu parler de cet attentat : des néo-nazis qui ont tenté de bruler vif, dans son sommeil, le maire d’une commune de Loire-Atlantique. Et l’absence totale de réaction de l’État qui a poussé cet élu, terrifié, à démissionner.
Donc ils ont eu une éducation. Ils sont allés aux écoles — enfin à Sciences-Po, ou en école de journalisme. Donc on leur a enseigné. Donc, ils ont appris. Ils ont appris l'Histoire. L'ont régurgitée — dans des copies, puis dans des articles, dans des discussions mondaines. Ils ont vu des documentaires — sur Arte. Des films. Sur la montée. Sur ce qui s'est passé, les processus à l'œuvre, les accélérations. À quoi les processus ont conduit. Ils ont été invités — et ont invité — à « méditer ». Comment tout ça avait bien pu se passer. Au milieu de quelle inconscience, de quelle passivité, de quelles faillites, politiques, intellectuelles, morales. Après quoi, ils ont solennellement juré que « plus jamais ». Donc ils savent. Normalement.
Après la mort du militant d’extrême droite, jeudi 12 février à la suite d’une rixe, l’avocat lyonnais Olivier Forray, qui défend les victimes de l’extrême droite à Lyon, revient sur les évènements et pointe un laxisme des autorités face aux groupes d’extrême droite qui a créé les conditions de ce drame.
(...)
Les milices d’extrême droite défilent dans les rues, à Lyon et ailleurs. Et on va les laisser faire au prétexte que c’est l’extrême gauche qui tue. Mais si la mort n’est jamais une solution, les conditions de ce qu’il s’est passé, ce n’est pas l’extrême gauche qui les a créées, mais bien l’État, la police et l’extrême droite.
Comment devient-on résistante ? Lucie Aubrac témoigne de son engagement en résistance.
Dès l’automne 1940, Lucie fait partie du noyau dur de « La Dernière Colonne », mouvement de Résistance qui deviendra plus tard « Libération-Sud ». Raymond en est lui aussi partie prenante sous le pseudonyme « Aubrac ».
En mai 1941, après la naissance de son premier enfant, Lucie Aubrac participe à la conception de l’organe du mouvement, le journal clandestin "Libération".
Raymond Aubrac est arrêté le 21 juin 1943 à Caluire, à côté de Lyon, en même temps que Jean Moulin.
Lucie Aubrac le fait évader, en organisant l’attaque du fourgon qui le transfère du siège de la Gestapo à la prison de Montluc.
La famille Aubrac parvient à gagner Londres le 8 février 1944, où Lucie donne naissance à son deuxième enfant.
Ils rentrent en France à l’été 1944.
Lucie Aubrac participe alors à la mise en place des Comités de libération et siège à l’Assemblée consultative du Gouvernement Provisoire de la République.
Après une carrière dans l’enseignement, elle n’aura de cesse de témoigner auprès des jeunes de ce qu’était la Résistance.
Le prisonnier Kanak de 31 ans est décédé en Bourgogne, à 17.000 kilomètres de ses proches faute de «suivi médical».
Frédéric Grochain, militant indépendantiste Kanak, avait été emprisonné après les soulèvements populaires de juin 2024 en Kanaky. Comme 80 autres personnes, il avait été déporté dans une prison en métropole, loin des siens. Il n’avait pas vu sa famille depuis 2 ans. Dans un dernier élan d’irrespect à sa mémoire, l’État français n’a même pas daigné en informer ses proches, qui ont appris sa mort par hasard le 9 février, soit 3 jours après son décès.
Par rapport aux chaines françaises, où l'omerta et le mensonge règnent pour défendre Israël et ses crimes, cette séquence décoiffe.
Il est toujours intéressant de regarder les médias étrangers pour se rendre compte de l’état de pourrissement extrême de notre propre paysage médiatique. Par rapport aux chaines de télévision françaises, où l’omerta et le mensonge règnent pour défendre Israël et ses crimes génocidaires, cette séquence décoiffe.
La scène a été diffusée en direct sur la chaine suisse RTS le 16 février, lors des compétitions de bobsleigh aux JO d’hiver de Milan-Cortina. Alors qu’un athlète israélien apparaît à l’écran, le commentateur sportif Stefan Renna commence : «Edelman, première participation aux Jeux olympiques, qui s’autodéfinit sioniste jusqu’à la moelle, je le cite. Qui a posté plusieurs messages sur les réseaux sociaux en faveur du génocide à Gaza. On rappelle que génocide, c’est le terme employé par la commission d’enquête de l’ONU sur la région…»
Le commentateur déroule ainsi plusieurs arguments factuels, tout au long du passage de l’épreuve, notamment le deux poids deux mesures qui interdit aux athlètes russes de concourir et qui a empêché un athlète ukrainien d’arborer un message, mais qui autorise les israéliens, même quand ils ont combattu dans l’armée et donc directement commis des crimes contre l’humanité.
La meute sioniste a évidemment lancé une campagne de harcèlement et d’attaques contre Stefan Renna. En France, elle aurait obtenu sa tête en quelques heures. En Suisse, la RTS pour l’instant refuse de commenter, espérons que ça dure. Pendant ce temps, France Info a réalisé un reportage de propagande honteux sur l’équipe de bobsleigh israélien, évoquant la Torah et leurs entraînements.
L’extrait de la RTS fait déjà un buzz monumental sur les réseaux sociaux du monde entier, qui saluent ce bref éclair de vérité au moment où l’on s’y attend peu, c’est-à-dire lors d’une compétition sportive. Le sport marchand a tout dépolitisé, mais comme le rappelle le commentateur suisse, le sport est «évidemment politique».
La primaire unitaire est aujourd’hui très menacée par de nouvelles défections. Alors, on va donc faire un point d'étape pour voir un peu ce que ça donne, cette nouvelle mouture : qu’est-ce qu’une que cette primaire ? À quoi elle sert et comment elle fait fonctionner le champ politique à gauche ? si elle répond à certaines aspirations des citoyens de gauche à plus d’unité, son fonctionnement semble surtout diviser la gauche et encourager la trahison.
En 2030, les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver se tiendront dans les Alpes françaises. Cocorico ! Mené en douce, ce projet est plutôt un concentré de tout ce qui se fait de pire en matière d’atteintes au droit, à la démocratie et à l’environnement. Alors, pourquoi diable ne nous révolte-t-il pas plus ?