Comment devient-on résistante ? Lucie Aubrac témoigne de son engagement en résistance.
Dès l’automne 1940, Lucie fait partie du noyau dur de « La Dernière Colonne », mouvement de Résistance qui deviendra plus tard « Libération-Sud ». Raymond en est lui aussi partie prenante sous le pseudonyme « Aubrac ».
En mai 1941, après la naissance de son premier enfant, Lucie Aubrac participe à la conception de l’organe du mouvement, le journal clandestin "Libération".
Raymond Aubrac est arrêté le 21 juin 1943 à Caluire, à côté de Lyon, en même temps que Jean Moulin.
Lucie Aubrac le fait évader, en organisant l’attaque du fourgon qui le transfère du siège de la Gestapo à la prison de Montluc.
La famille Aubrac parvient à gagner Londres le 8 février 1944, où Lucie donne naissance à son deuxième enfant.
Ils rentrent en France à l’été 1944.
Lucie Aubrac participe alors à la mise en place des Comités de libération et siège à l’Assemblée consultative du Gouvernement Provisoire de la République.
Après une carrière dans l’enseignement, elle n’aura de cesse de témoigner auprès des jeunes de ce qu’était la Résistance.
Après la mort du militant d’extrême droite, jeudi 12 février à la suite d’une rixe, l’avocat lyonnais Olivier Forray, qui défend les victimes de l’extrême droite à Lyon, revient sur les évènements et pointe un laxisme des autorités face aux groupes d’extrême droite qui a créé les conditions de ce drame.
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Les milices d’extrême droite défilent dans les rues, à Lyon et ailleurs. Et on va les laisser faire au prétexte que c’est l’extrême gauche qui tue. Mais si la mort n’est jamais une solution, les conditions de ce qu’il s’est passé, ce n’est pas l’extrême gauche qui les a créées, mais bien l’État, la police et l’extrême droite.
Le prisonnier Kanak de 31 ans est décédé en Bourgogne, à 17.000 kilomètres de ses proches faute de «suivi médical».
Frédéric Grochain, militant indépendantiste Kanak, avait été emprisonné après les soulèvements populaires de juin 2024 en Kanaky. Comme 80 autres personnes, il avait été déporté dans une prison en métropole, loin des siens. Il n’avait pas vu sa famille depuis 2 ans. Dans un dernier élan d’irrespect à sa mémoire, l’État français n’a même pas daigné en informer ses proches, qui ont appris sa mort par hasard le 9 février, soit 3 jours après son décès.
Par rapport aux chaines françaises, où l'omerta et le mensonge règnent pour défendre Israël et ses crimes, cette séquence décoiffe.
Il est toujours intéressant de regarder les médias étrangers pour se rendre compte de l’état de pourrissement extrême de notre propre paysage médiatique. Par rapport aux chaines de télévision françaises, où l’omerta et le mensonge règnent pour défendre Israël et ses crimes génocidaires, cette séquence décoiffe.
La scène a été diffusée en direct sur la chaine suisse RTS le 16 février, lors des compétitions de bobsleigh aux JO d’hiver de Milan-Cortina. Alors qu’un athlète israélien apparaît à l’écran, le commentateur sportif Stefan Renna commence : «Edelman, première participation aux Jeux olympiques, qui s’autodéfinit sioniste jusqu’à la moelle, je le cite. Qui a posté plusieurs messages sur les réseaux sociaux en faveur du génocide à Gaza. On rappelle que génocide, c’est le terme employé par la commission d’enquête de l’ONU sur la région…»
Le commentateur déroule ainsi plusieurs arguments factuels, tout au long du passage de l’épreuve, notamment le deux poids deux mesures qui interdit aux athlètes russes de concourir et qui a empêché un athlète ukrainien d’arborer un message, mais qui autorise les israéliens, même quand ils ont combattu dans l’armée et donc directement commis des crimes contre l’humanité.
La meute sioniste a évidemment lancé une campagne de harcèlement et d’attaques contre Stefan Renna. En France, elle aurait obtenu sa tête en quelques heures. En Suisse, la RTS pour l’instant refuse de commenter, espérons que ça dure. Pendant ce temps, France Info a réalisé un reportage de propagande honteux sur l’équipe de bobsleigh israélien, évoquant la Torah et leurs entraînements.
L’extrait de la RTS fait déjà un buzz monumental sur les réseaux sociaux du monde entier, qui saluent ce bref éclair de vérité au moment où l’on s’y attend peu, c’est-à-dire lors d’une compétition sportive. Le sport marchand a tout dépolitisé, mais comme le rappelle le commentateur suisse, le sport est «évidemment politique».
La primaire unitaire est aujourd’hui très menacée par de nouvelles défections. Alors, on va donc faire un point d'étape pour voir un peu ce que ça donne, cette nouvelle mouture : qu’est-ce qu’une que cette primaire ? À quoi elle sert et comment elle fait fonctionner le champ politique à gauche ? si elle répond à certaines aspirations des citoyens de gauche à plus d’unité, son fonctionnement semble surtout diviser la gauche et encourager la trahison.
En 2030, les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver se tiendront dans les Alpes françaises. Cocorico ! Mené en douce, ce projet est plutôt un concentré de tout ce qui se fait de pire en matière d’atteintes au droit, à la démocratie et à l’environnement. Alors, pourquoi diable ne nous révolte-t-il pas plus ?
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d’une conférence à l’IEP de Lyon, le groupe de « féministes » identitaires racistes Némésis accompagné de son service d’ordre ont tenté de s’introduire dans la conférence et de la perturber. A l’issue d’un affrontement avec des militants antifascistes, un des nationalistes finit à l’hôpital. Retour sur une mort prévisible, l’emballement médiatique qui s’ensuit et la nécessité de tenir une ligne antifasciste face à la vague brune qui s’annonce.
Depuis que l'armée israélienne a officialisé le nombre de 70 000 morts Palestiniens, reprenant donc les chiffres du Hamas ; depuis qu'Israël a annexé et colonisé les zones A et B de la Cisjordanie en violation totale du Droit international : que s'est-il passé dans l'actualité politique et médiatique française pour détourner l'attention de l'opinion de ces deux informations ?
Le “débat” sur la loi Duplomb qui s’est déroulé à l’Assemblée nationale ce 11 février constitue à plus d’un titre une arnaque démocratique.
C’était à prévoir.
Si en interdisant l’utilisation de trois pesticides de la famille des néonicotinoïdes (dont l’acétamipride), la censure partielle de la loi dite Duplomb à l’été 2025 constituait bel et bien une petite victoire politique, celle-ci n’en laissait pas moins la porte ouverte à une “V2”. Texte qui, rappelons-le, promettait de “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” au mépris de la santé des Français et de la biodiversité.
Et ça n’a pas loupé puisque le 30 janvier, le sénateur LR a déposé une loi Duplomb II allant dans ce sens. Soit deux petites semaines avant l’organisation d’un débat à l’Assemblée nationale, ce mercredi 11 février, portant sur la pétition opposée au texte de loi contesté.
Dans une Assemblée bien vide, les mêmes arguments et mensonges autour de la loi Duplomb ont été déroulés sans véritable débat, accouchant d’une séquence aussi inutile que creuse.
Pire, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, est allée jusqu’à affirmer que la pétition contre la loi Duplomb – déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale, qui nécessite pour la signer de s’identifier via FranceConnect – serait le fait de “robots”. 2,1 millions de robots, ou un mépris cinglant, un de plus ?
Vous voulez connaître le VÉRITABLE secret derrière la réussite des grandes entreprises ? Celle qu'aucune biographie d’entrepreneur, aucun TedX inspirant et aucune école de commerce ne vous révélera ! Pour monter un véritable empire commercial multinational, et pas une petite start-up de rien du tout, l’astuce ne se trouve pas dans votre mindset visionnaire mais au cœur de la mondialisation. Nouvel épisode de Corporate, par Le Fils de pub et Bolchegeek.
Désintox : ce n'est pas la France Insoumise qui s'est «radicalisée», c'est tout l'échiquier politique qui s'est droitisé.
C’est officiel : le Ministère de l’Intérieur a publié le 2 février une circulaire visant à classer La France Insoumise comme étant un parti «d’extrême gauche» avant les élections municipales. Jusqu’ici, il était classé à «gauche». C’est un scoop : plus de 7 millions de personnes auraient donc voté pour l’extrême gauche en France en 2022, et plusieurs villes s’apprêtent à basculer à «l’extrême gauche».
L'expression « gouvernement des juges » resurgit invariablement lors des tensions entre justice et politique. Qu'il s'agisse de la censure d'une loi controversée ou de la mise en cause pénale d'un responsable politique, l'accusation tombe avec un automatisme saisissant. Pour comprendre ce qui se joue réellement, il faut revenir aux racines historiques de cette expression.
Dans les médias, la Coordination rurale se dit apolitique. Pourtant, certains de ses cadres cultivent parfois des liens avec des membres des partis d’extrême droite ou fraient avec la radicalité de cette mouvance. Focus sur quatre d’entre eux.
Apolitique, le syndicat agricole de la Coordination rurale ? C’est ce que défendent ses cadres auprès de StreetPress et de Reporterre. Pourtant, sur leurs réseaux sociaux ou en privé, les mêmes font étalage de leurs sympathies pour les élus d’extrême droite ou partagent les propos de militants identitaires. De quoi flouter la frontière entre le syndicat agricole, le parti lepéniste et les franges violentes de l’extrême droite radicale.
Le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride, insecticide interdit et décrié, dans sa loi Duplomb. Face à ce passage en force, de nombreux rassemblements sont prévus en France.