Cher Jean-Noël Barrot,
Quelle semaine !
Le 9 mars, vous déclariez sur France Inter que, dans le contexte de la guerre contre l’Iran, « la France sauve l’honneur de l’Europe », c’est bien noté, quelques jours après que l’on eut appris qu’Emmanuel Macron avait autorisé des avions ravitailleurs étatsuniens à faire escale sur la base d’Istres (Bouches-du-Rhône), autrement dit un soutien logistique apporté à une armée en train de piétiner le droit international, ce qui dénote, de la part du ministre des Affaires étrangères que vous êtes, un certain sens de « l’honneur ». « Nous avons exigé de la part des États-Unis, expliquiez-vous sans rire lors du 20h de TF1 le 5 mars, qu’aucun moyen bénéficiant de cet accueil à Istres ne soit ensuite utilisé dans le cadre des opérations menées par les États-Unis en Iran, et nous en avons obtenu la garantie », soit une argumentation tellement solide que même le présentateur Gilles Bouleau, peu suspect de sympathies islamo-gauchistes, n’a pu se retenir de vous faire remarquer qu’il était fort improbable que ces avions soient ensuite repartis aux USA, une remarque de bon sens face à laquelle vous êtes toutefois resté droit dans vos bottes.