Si vous avez un compte chez BNP Paribas, la Société Générale, la Banque Populaire, la Caisse d’Épargne, le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole ou la Banque Postale, votre banque va peut-être contribuer à l’effort de financement de la campagne de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027, grâce à l’entremise du Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Le 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a confirmé que Marine Le Pen a détourné, de façon massive et organisée, des fonds publics européens pendant des années. La même décision la rend juridiquement capable de briguer la présidence de la République en 2027. Ce n’est pas une anomalie de la décision. C’est une propriété du système qu’elle révèle.
Il faut prendre la mesure de la phrase avant de la commenter. Une cour de justice vient d’établir, en deuxième instance, après un procès rejugé au fond, qu’une candidate à l’élection présidentielle a organisé un système de détournement de fonds publics pendant plusieurs années. Et cette même cour vient de dire que rien, dans son droit, ne l’empêche de solliciter le pouvoir exécutif suprême.
Les deux phrases sont vraies en même temps. C’est ça, le sujet.
Votre alliance avec le RN est désormais officielle. Je suis satisfaite que votre vocabulaire ait trahi votre projet idéologique. Utiliser une expression du xénophobe Maurras n'a fait que mettre en lumière le socle sur lequel repose votre carrière politique : une haine profonde de l'antiracisme et de l'antifascisme, votre haine raciale et religieuse.
On rappelle que le parti avec lequel vous vous alliez a été créé par des Waffen-SS, des criminels de guerre dont des antisémites. Votre propagande qui instrumentalise la lutte contre l'antisémitisme est uniquement destinée à museler les voix qui soutiennent le peuple Palestinien et plus largement à criminaliser la gauche antiraciste qui s'oppose à votre projet islamophobe et ségrégationniste.
Vous êtes le pire de ce que peut produire la politique politicarde : une opportuniste uniquement animée par son besoin maladif de pouvoir. Et quoique vous fassiez ou disiez pour détourner l'attention de l'opinion : pensez-vous réellement nous faire oublier que vous avez couvert des cas de maltraitances dans des crèches privées, que vous avez menti lors d'une commission d'enquête ? Une ex-ministre des solidarités et des familles qui couvre des cas de négligences et de violences envers les enfants... c'est aussi ça la France de Macron.
Votre opportunisme qui n'a donc aucune limite... puisque vous faites aussi dans l'ingérence étrangère en vous faisant le relais de la propagande du gouvernement israélien au même moment où ce dernier colonise et annexe la Cisjordanie en violation totale du Droit international, au même moment où il reconnaît 70000 Palestiniens tués (parce qu'au fond ce chiffre l'arrange).
Savez-vous chère Aurore à quel autre moment de l'Histoire de France la gauche a été autant criminalisée et destestée ? Dans les années 30. Malgré la période sombre que nous vivons (nous, pas vous), j'ai espoir en l'avenir et je sais que vous ferez partie des personnes qui devront rendre des comptes devant la justice. Vos anciens "amis" vous jetteront en pâture parce qu'au final vous n'êtes que leur sous-fifre, leur idiote utile qui, assoiffée de pouvoir et attirée par la lumière tel un éphémère, n'est là que pour repousser la fenêtre d’Overton.
Madame Bergé, vous êtes éphémère.
Nous l’écrivons depuis le début de l’été 2024 : Macron veut terminer son mandat en cohabitation avec l’extrême droite, ce qui lui permettrait de militariser le régime et d’imposer des mesures dictatoriales en se réfugiant derrière son allié du RN. C’était son plan lorsqu’il a annoncé une dissolution surprise de l’Assemblée Nationale.
Examinée le 26 mai par les députés, la loi Duplomb constitue un concentré de régressions environnementales, inspirées par l'agro-business. Le gouvernement compte sur les voix du RN pour éviter le débat.
Le rapporteur Les Républicains (LR) Julien Dive a déposé, le 26 mai, une motion de rejet préalable de la proposition de loi Duplomb, qui a été largement adoptée en séance publique (274 voix pour, 121 contre - le détail des votes ici), en vue de contourner les amendements écologistes et insoumis. Cosignée par les présidents des quatre principaux groupes du bloc central, Laurent Wauquiez (LR), Marc Fesneau (Modem), Gabriel Attal (Ensemble), et Paul Christophe (Horizons), la motion a reçu le soutien des députés Rassemblement national (RN), qui ont permis de dégager une majorité. Elle a été dénoncée par la gauche, y compris le Parti socialiste.
Le texte est considéré comme rejeté par l’Assemblée nationale sans examen dans l’hémicycle. Il fera désormais l’objet d’une commission mixte paritaire (CMP), qui pourrait se réunir la semaine du 10 juin. Les sept députés et sénateurs négocieront un compromis à partir de la version du texte adoptée au Sénat en janvier dernier. La version de la proposition de loi issue de la CMP sera ensuite soumise au vote du Parlement, sans possibilité pour les élus de déposer de nouveaux amendements, sauf accord du gouvernement.
Sur Stérin là. Pierre-Édouard Stérin est milliardaire, réactionnaire, il note tout le monde sur dix et il a un plan : investir 150 millions d’euros pour diffuser ses idées et faire «gagner mille villes» au RN aux municipales de 2026. Ce mercredi, pour la deuxième fois, il n’a pas répondu à la convocation des député·es pour s’expliquer sur son projet d’influence politique nommé Périclès.
Chère Caroline Yadan,
Le 28 janvier, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, vous avez cru bon de prendre en otage les commémorations du 80e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz pour établir un parallèle entre l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis et les attaques meurtrières du 7 octobre 2023 en Israël, tout simplement, avant de mener une violente charge contre les députés de La France insoumise en affirmant que « la haine du Juif est [aujourd’hui] exaltée par un dangereux parti à l’extrême gauche de cet hémicycle », rien que ça, le tout — bien évidemment — sous les applaudissements nourris des députés du Rassemblement national, félicitations.
La semaine dernière, pour la plus grande satisfaction de la presse et des médias mainstream qui se sont comme nous le verrons chaudement félicités de ce sauvetage en le présentant comme un gage de raison et de sagesse, le gouvernement Bayrou a survécu à la motion de censure présentée par la gauche.
Il a plus précisément été sauvé par le Parti socialiste et le Rassemblement national, qui ont conjointement refusé de voter cette censure.
«Je n’ai rien à cacher. J’ai torturé parce qu’il fallait le faire». Ce sont les mots de Jean-Marie Le Pen en 1962, dans le journal Combat.
Oui, Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National et père de la double finaliste des dernières élections présidentielles est un tortionnaire. Il est coupable de crimes contre l’humanité au sens du droit international. De nombreux témoignages confirment que le parrain de l’extrême droite française a bien commis des actes de torture et de barbarie ignobles, jusqu’au meurtre, sur des personnes algériennes en 1957 lors de la Guerre d’Algérie.
Dans ce lundisoir nous poursuivons notre enquête sur le fascisme qui vient avec le philosophe Michel Feher. Son dernier livre Producteurs et Parasites, conceptualise l’imaginaire du RN comme « producerisme », soit l’idée selon laquelle les improductifs sont des parasites et qu’ils doivent être épurés du corps social, nous reviendrons avec lui sur la manière dont la fascisation consiste à passer d’un parasitisme productiviste général (de droite) à un parasitisme racialisé (d’extrême-droite).
«Le peuple a, par sa faute, perdu la confiance du gouvernement… Ne serait-il pas plus simple alors pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre?» Bertolt Brecht, La Solution,1953
Les vers ironiques de Brecht viennent d’être mis réellement en pratique par Emmanuel Macron. Son parti est passé de 2017 à 2024 de 314 à 99 député·e·s à l’Assemblée nationale. Il a été battu lors des élections européennes et des législatives de juin/juillet 2024. Lors de ces mêmes élections législatives, au second tour, un front électoral contre le Rassemblement national (RN) a été réalisé par tous les partis, sauf le petit parti de droite des Républicains (LR). Le barrage a fonctionné, déjouant tous les pronostics, le RN ne réussissant même pas à obtenir une majorité relative. La formation arrivée en tête après ce second tour a été clairement le Nouveau front populaire (NFP), suivi du «bloc du centre» et du RN.
Malgré ces résultats, on arrive, début septembre, à la formation d’un gouvernement dirigé par un vieux politicien des Républicains, Michel Barnier, qui va recycler bon nombre de responsables de la «majorité présidentielle», pour continuer la même politique et qui ne pourra survivre que par l’engagement du Rassemblement national de ne pas le faire tomber par une motion de censure.
Nous avons largement mis à jour, augmenté et aussi corrigé notre chronologie du Front National / Rassemblement national : en plus des 5 années qui manquaient à la dernière version datant de 2019, nous avons ajouté, dans la version PDF téléchargeable, des liens vers des articles ou des vidéos de l’INA à chaque texte ou image de la chronologie.