Le 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a confirmé que Marine Le Pen a détourné, de façon massive et organisée, des fonds publics européens pendant des années. La même décision la rend juridiquement capable de briguer la présidence de la République en 2027. Ce n’est pas une anomalie de la décision. C’est une propriété du système qu’elle révèle.
Il faut prendre la mesure de la phrase avant de la commenter. Une cour de justice vient d’établir, en deuxième instance, après un procès rejugé au fond, qu’une candidate à l’élection présidentielle a organisé un système de détournement de fonds publics pendant plusieurs années. Et cette même cour vient de dire que rien, dans son droit, ne l’empêche de solliciter le pouvoir exécutif suprême.
Les deux phrases sont vraies en même temps. C’est ça, le sujet.