De nouvelles révélations publiées le 4 février par Le Monde et la cellule investigation de Radio France montrent l’ampleur de l’affaire : le plus haut sommet de l’État, jusqu’au cabinet d’Emmanuel Macron, a aidé en toute connaissance de cause Nestlé à filtrer illégalement son eau en bouteille.
De quoi compléter les enquêtes journalistiques publiées en 2024 par Le Monde et Radio France puis par Mediapart, selon lesquelles le groupe Nestlé avait fraudé pendant quinze ans, vendant de l’eau en bouteille non conforme.
Notes ministérielles, échanges de courriels, résultats de prélèvements sanitaires, compte-rendus d’inspection des usines de la multinationale… Des dizaines de documents attestent que « l’exécutif a privilégié les intérêts de Nestlé au détriment des consommateurs en laissant le groupe suisse continuer à commercialiser une eau qu’il savait non seulement non conforme à la réglementation mais aussi à risque pour la santé », souligne Le Monde.