Confrontées à une « ubérisation de la corruption » émanant notamment du narcobanditisme, les inspections générales de la police (IGPN) et de la gendarmerie (IGGN) ont musclé leurs dispositifs anti-corruption. Leurs nouveaux algorithmes de « surveillance et contrôle des accès aux fichiers de la Police nationale » (SCAF-PN) et de « contrôle interne des traces des applications et du réseau » (CITAR) ont presque doublé le nombre d’identifications de consultations illicites de fichiers policiers et de cas de corruption.
Dans son rapport 2025, l’inspection générale de la police nationale (IGPN) relève que « l’année écoulée a connu une augmentation des affaires d’atteintes à la probité, en valeur absolue et en proportion ». Mais également que « pour la première fois, la détection interne, portée par l’ensemble du commandement, représente une part très significative de cette tendance ».