Quotidien Shaarli

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October 9, 2026

De la consultation illégale de fichiers policiers à l’ « ubérisation de la corruption »
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Confrontées à une « ubérisation de la corruption » émanant notamment du narcobanditisme, les inspections générales de la police (IGPN) et de la gendarmerie (IGGN) ont musclé leurs dispositifs anti-corruption. Leurs nouveaux algorithmes de « surveillance et contrôle des accès aux fichiers de la Police nationale » (SCAF-PN) et de « contrôle interne des traces des applications et du réseau » (CITAR) ont presque doublé le nombre d’identifications de consultations illicites de fichiers policiers et de cas de corruption.
Dans son rapport 2025, l’inspection générale de la police nationale (IGPN) relève que « l’année écoulée a connu une augmentation des affaires d’atteintes à la probité, en valeur absolue et en proportion ». Mais également que « pour la première fois, la détection interne, portée par l’ensemble du commandement, représente une part très significative de cette tendance ».

Mobilisation lycéenne : une répression le pied sur l'accélérateur
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Voitures de police ou voitures-bélier ? Plusieurs vidéos montrent des usages dangereux de véhicules contre les lycéens. En moins d'une semaine, StreetPress a recensé neuf cas.

« Allez, approchez, on va leur mettre dans la gueule », lance une voix masculine. Quelques secondes plus tard, le 5 octobre à Dunkerque (59), un 4×4 de la police nationale fonce sur un groupe de jeunes manifestants. Lancé à près de 30 km/h, le Toyota Land Cruiser de plus de deux tonnes fracasse contre son pare-choc les poubelles qui formaient un début de barricade, et continue sa route à la poursuite des manifestants dans une rue perpendiculaire.

Un « fait exceptionnel », si on en croit les déclarations du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez devant la représentation nationale. Loin d’être isolé, l’événement semble surtout s’inscrire dans un usage débridé de la force, sans « aucune consigne de retenue », selon les mots mêmes du ministre, par des forces de l’ordre dont les images de violences inondent les réseaux depuis le début des mobilisations fin septembre. StreetPress a recensé neuf cas en l’espace de cinq jours d’usages dangereux ou problématiques de véhicules de police engagés sur le mouvement lycéen.

Électrocution, étranglement jusqu’à l’évanouissement : les dernières dingueries de la BAC nantaise contre les lycéens
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Le 6 octobre à Nantes, une manifestation massive a réuni la jeunesse de la métropole dans le cœur du centre-ville. Des dizaines de milliers de lycéens et étudiants ont tenu la rue et débordé le dispositif policier pendant de longues heures, sous d’épais nuages lacrymogènes. Une vidéo publiée sur le compte Instagram Sortir à Nantes montre un adolescent de 15 ans, du lycée Jean Perrin, avec une pancarte antifasciste à la main. Il se fait interpeller au niveau du square Daviais et va recevoir une décharge électrique en plein visage par un agent de la Brigade anti-criminalté.