Et si l’affaire Thélyson Orélien disait tout autre chose que ce qu’on lui fait dire ? Derrière le procès en écriture artificielle se rejoue une très vieille question littéraire : qui est vraiment l’auteur d’un texte ? De Roland Barthes à l’intelligence artificielle, jusqu’au bûcher contemporain de l’économie de l’attention, petite histoire de trois morts de l’auteur.
Quelques mots à propos de la polémique qui enfle et enfle encore au sujet du roman « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien. « Il paraît » qu’il aurait été en grande partie écrit par une IA. « On dit que » des détecteurs d’IA identifient des passages entiers comme « utilisant l’IA« . Les mêmes détecteurs qui sur à peu près n’importe quel texte classique du 18ème, 19ème siècle ou d’avant (donc de l’époque où les IA n’existaient pas) affirment avec autant d’assurance qu’ils ont aussi été écrits avec l’aide de l’IA.
"Complément d’enquête" révèle que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, aurait participé à la circulation de l’intox visant Rima Hassan et la soi-disant drogue retrouvée dans son sac, le 2 avril dernier, lors d'un placement à garde à vue. Les révélations sur le rôle du ministre, elles, n’ont pas connu le même retentissement sur les chaînes qui avaient attisé l’incendie médiatique. Un mensonge au sommet de l'État, est-il moins important qu’un prétendu sachet de poudre ?
Comment expliquer la montée de l'extrême droite et les références au nazisme dans de nombreux partis de la droite radicale? Peut-être en revenant aux sources. C'est ce que fait notre invité, l'historien Johann Chapoutot dans son dernier livre "La Bascule : Allemagne 1933".
À travers l'étude minutieuse des premiers mois du régime hitlérien, Johann Chapoutot montre que l'effondrement d'une démocratie ne résulte pas seulement de l'action de ses ennemis déclarés. Il repose aussi sur les calculs, les renoncements et les accommodements de ceux qui pensent pouvoir tirer profit de la situation. "Le pire n'est jamais sûr." Une conclusion qui donne à cette enquête historique une résonance particulièrement contemporaine.
Des ministres qui rejoignent des multinationales, des députés qui deviennent lobbyistes ou inversement, des hauts fonctionnaires qui se mettent au service d’intérêts économiques qu’ils étaient chargés de réguler...
Enquête sur le grand brouillage des frontières entre public et privé.
Maintenant, au moins, on sait. Après la censure de Adèle Haenel sur France 5, on sait d'abord ce qui est dicible à la télévision française, en septembre 2026, près de trois ans après le 7 octobre 2023, et les représailles israéliennes qui ont suivi (73 000 morts au minimum à Gaza). Ce qui est dicible, ou aurait dû l'être, c'est la version initiale du texte de Adèle Haenel, qui figurait sur le prompteur de l'émission "La grande librairie" et, à en croire "Blast", a été lu deux fois par la comédienne lors des répétitions sur le plateau.
Casseurs cagoulés ? Militants ultra violents ? Nouveau terrorisme d’ultra gauche ? Mais au fond, qui sont vraiment les antifas ? Blast vous propose de revenir aux sources du mouvement antifasciste, pour mieux comprendre son histoire et ses héritiers. Des résistants contre le nazisme, aux militants des luttes de libération nationales, en passant par les insurgés de 68 et les chasseurs de skin des années 80, cette histoire de l’antifascisme retrace ce fil rouge qui a accompagné un siècle de luttes et de révoltes jusqu’à aujourd’hui.
Au fil des années, la plateforme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib s’est imposée comme un outil incontournable pour une grande partie de la population. Au point de devenir un véritable intermédiaire entre les patient·es et le système de soins. Derrière ce service largement utilisé se trouve pourtant une entreprise privée, qui occupe désormais une place centrale dans un domaine aussi essentiel que la santé.
L’accès aux soins constitue un droit fondamental et relève de l’intérêt général. Qu’une infrastructure devenue aussi importante appartienne à une société à but lucratif revient à privatiser une fonction qui devrait relever de la puissance publique. Dans ce contexte, la nationalisation de Doctolib mérite au moins d’être envisagée comme une piste de réflexion.
Aucune réserve, aucune limite. Le Conseil Constitutionnel a validé le 6 août l’intégralité des mesures militaristes du gouvernement, en particulier la création d’un «état d’alerte de sécurité nationale», c’est-à-dire un état d’urgence sans aucune limite de temps et aux contours flous, pour préparer la guerre. Le Conseil Constitutionnel avait été saisi par les députés insoumis, écologistes et communistes, et n’a finalement rien censuré ni modifié.
Dans cette loi, le gouvernement débloque aussi 436 milliards d’euros pour l’armée dans les quatre prochaines années. Relisez ce chiffre, et mémorisez-le pour vous en souvenir quand les médias oseront encore nous dire qu’il faut se serrer la ceinture, ou qu’il n’y a pas de budget pour les retraites, les hôpitaux ou les écoles.
Les actions criminelles de l’armée coloniale sioniste contre le peuple palestinien, en particulier contre l’enclave côtière de Gaza, ont conduit à l’émergence du terme « gazification » pour désigner ce type d’opérations de siège moderne où se combinent des tactiques de siège conventionnel avec des pratiques génocidaires et de contrôle total sur la vie d’une population déterminée. Les conséquences humaines catastrophiques de ces actions n’importent pas pourvu que l’objectif final soit atteint. Dans le cas d’« Israël », cet objectif est la colonisation du territoire et l’expulsion de ses habitants natifs.
Si vous avez un compte chez BNP Paribas, la Société Générale, la Banque Populaire, la Caisse d’Épargne, le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole ou la Banque Postale, votre banque va peut-être contribuer à l’effort de financement de la campagne de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027, grâce à l’entremise du Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Plus de 100 000 hectares brûlés entre le bassin d'Arcachon et Bordeaux, un feu majeur plus au sud dans les Landes, mais aussi simultanément dans l'arrière-pays du Var, et même dans le Parc des Écrins dans les Hautes-Alpes. La situation des incendies de forêt en France est catastrophique. Après quinze années de régime Macron, la France brûle. Ce n’est pas uniquement la conséquence d’un changement climatique et des suites de trois canicules records depuis le mois de juin.
Comme on peut le voir dans cet aperçu synthétique, « Israël », sa diplomatie politico-militaire, ne se repose pas et continue d’étendre l’influence du sionisme et de sa doctrine de mort, sur tout le continent. Il profite bien sûr du chemin ouvert par les gouvernements d’extrême droite et fascistoïdes qui contrôlent aujourd’hui plusieurs pays, mais il infiltre également son influence dans les gouvernements progressistes, profitant des contradictions internes ou des faiblesses manifestes. Dans le cadre général de ses campagnes de cooptation, ils ont déjà réussi à installer dans de nombreux pays, au niveau même de projets de loi, la définition officielle de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui stipule que « l’antisémitisme et l’antisionisme » sont égaux, ce qui permet aux gouvernements prosionistes de réprimer toute manifestation de critique contre les atrocités israéliennes. C’est déjà le cas en Amérique latine et en Europe.
Qui écoute encore le président Emmanuel Macron ? Son entretien du 18 juin dernier a réuni l’une des plus faibles audiences de France 2. À la fin de l’échange, seuls 700 000 téléspectateurs résistaient encore à ce festival d’autosatisfaction doublé de prévisions enchantées. Au Liban, « les choses se sont beaucoup améliorées ces derniers temps », a prétendu le président français. Quelques heures plus tard, un ministre israélien prévenait : « Pour chaque larme que verse une mère israélienne, mille mères libanaises pleureront. Tout le Liban doit brûler. »