« En ce qui concerne les opérations militaires et les attaques d'Israël à Gaza à partir du 7 octobre, nous concluons que les autorités israéliennes sont responsables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme », a déclaré Pillay.
Ces crimes comprennent « l'extermination, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des civils et des biens à caractère civil, le meurtre ou l'homicide volontaire, l'utilisation de la famine comme arme de guerre, le transfert forcé, la persécution sexiste visant les hommes et les garçons palestiniens, la violence sexuelle et sexiste assimilable à la torture, et les traitements cruels ou inhumains ».
Dans un rapport présenté au Conseil des droits de l'homme, la présidente de la commission d'enquête des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés a déclaré que le monde était confronté au plus grand risque d'impunité pour les violations du droit international, à moins que les auteurs ne soient tenus de rendre des comptes et que justice ne soit rendue à toutes les victimes.
« L'attaque du 7 octobre en Israël et l'opération militaire israélienne qui s'en est suivie à Gaza, ne sont pas venues de nulle part. Elles ont été précédées par des décennies de violence et de représailles, de spoliation, d'occupation illégale et de déni du droit des Palestiniens à l'autodétermination », a déclaré Pillay.
Emmanuel Macron a fait son choix. Un pari stupide qui risque de transformer le marchepied, qu’il met en place pour l’extrême-droite depuis des années, en fusée. La dissolution de l’Assemblée nationale peut porter le RN à Matignon et lui assurer une victoire en 2027 grâce à un accès à des outils de surveillance numérique que nous dénonçons depuis 2011.
Pour comprendre la montée de l'extrême droite, il faut s'intéresser à la place donnée à cette idéologie dans l'espace public.
Vincent Bolloré et son empire médiatique ont porté la montée de l’idéologie d’extrême droite dans l’espace public, explique l’historien des médias Alexis Lévrier dans un entretien pour The Conversation.
Vincent Bolloré a réussi à obtenir gratuitement la fréquence de Direct 8 (en 2002), puis il a racheté Virgin 17, qui devient Direct Star. Ce qui est assez incroyable, c’est le fait d’avoir pu les revendre ensuite à Canal+ en 2012, en faisant une plus-value spectaculaire, qui constitue l’une des plus grosses opérations de spéculation de l’histoire des médias sur un actif appartenant à l’État (465 millions d’euros). Les ferments de son empire ont donc été construits à partir d’une fréquence qui lui a été attribuée gratuitement par la puissance publique. Car c’est en partie cet argent (et surtout les actions négociées au moment de ce rachat) qui lui ont ensuite permis d’acquérir Canal+ en 2015-2016 : après être entré discrètement au capital de Vivendi, il a peu à peu grignoté l’ensemble du groupe...
On est parfois tenté de biologiser l’histoire, d’y voir des récidives et des cycles de maladies. Mais depuis un certain temps, on a envie de la psychiatriser. La dissolution de l’Assemblée nationale a fait remonter cette question essentielle : la politique, celle du macronisme, est-elle une perversion narcissique ? Quoi qu’il en soit, il faut rappeler cet avertissement de Racamier : « il n’y a rien à attendre de la fréquentation des pervers narcissiques, on peut seulement espérer s’en sortir indemne ».
Culture de droite est le dernier ouvrage publié du vivant de Jesi. Les concepts de Jesi forgés dans d’autres livres sont ici présents, celui, notamment de « machine mythologique », et fonctionne comme une méthode originale de compréhensions des mythologies de la droite. Qu’est-ce que cette « machine mythologique » et comment Jesi a-t-il construit sa méthode ?
Quelques heures après avoir offert au Rassemblement national la plus spectaculaire victoire électorale de son histoire et dissous l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron, très content de lui, a fait, à Oradour-sur-Glane, village martyr anéanti par les Waffen SS, une déclaration stupéfiante de brutalité et d’indécence.
Face à l'alternative qui se décide lors des législatives anticipées, la bourgeoisie médiatique semble avoir fait son choix.
24 heures après la monumentale raclée subie par le parti présidentiel aux élections européennes et la dissolution de l’Assemblée Nationale décidée par le président Macron, celui-ci a réussi, pour la deuxième fois en deux ans, l’exploit d’unir électoralement la gauche contre lui. Sous le nom du Nouveau Front Populaire, les principaux partis de gauche, centre-gauche et gauche radicale, se sont unis pour discuter d’un programme commun, en vue des législatives anticipées, qui auront lieu le 30 juin et le 7 juillet. Comme on pouvait s’y attendre, le fameux « arc-républicain » – à savoir, la droite et l’extrême droite – nous a de nouveau fait part de ses jérémiades devant cette union. D’autre part, Ciotti et une partie des « Républicains » se proposent pour servir de force d’appoint à l’extrême droite. Rien d’inédit, si l’on regarde ce qu’il s’est passé au XXe siècle.
Vieille garde du Front national raciste et négationniste, militants néofascistes et membres de groupuscules violents…
Avec la dissolution prononcée par Emmanuel Macron et les nouvelles élections législatives, ils pourraient être 200 et Jordan Bardella pourrait devenir Premier ministre alors que le Rassemblement national (RN) n’a jamais coupé les ponts avec la frange la plus violente de l’extrême droite. Marine Le Pen a bien évincé certains des cadres les plus gênants, aux manettes du parti au temps du père. Mais une nouvelle génération, aussi radicale, a bien pointé le bout de son nez. De nombreux néofascistes, monarchistes et identitaires, certains passés par des groupuscules dissous, militent activement au RN. Pire encore, notre enquête en novembre dernier révélait que plus d’une dizaine d’entre eux sont même salariés de députés.
À Bucy-le-Roi, dans le Loiret, le RN a fait plus de 60%. Dans le discours des habitants, la peur revient systématiquement. La baisse du pouvoir d’achat s’articule autour d’un sentiment profond d’injustice et d’insécurité lié à l’immigration.
« La dimension xénophobe et islamophobe soude l’ensemble de l’électorat du RN : c’est le ciment entre les différentes classes sociales et les différents territoires. Les études montrent que, si vous n’avez pas d’hostilité pour l’immigration, vos chances de voter pour le RN sont quasiment nulles. »
« Se dire d’extrême droite, c’est se placer du côté des gens bien, par opposition aux “cassos” et aux “assistés”, et s’assurer une place dans ces groupes. »
Le groupe de travail des polices européennes a multiplié les réunions (sept en trois mois) pour finaliser les « questions techniques » liées à la proposition de règlement « établissant des règles pour prévenir et combattre les abus sexuels concernant les enfants ». Il a poussé à son adoption la semaine prochaine, avant la fin de la présidence belge du Conseil de l'UE le 30 juin.
La présidence du Conseil de l'UE veut faire adopter la proposition de règlement européen de surveillance des contenus pédosexuels, révèle l'ex-eurodéputé pirate allemand Patrick Breyer, en pointe contre l'adoption de ce texte. Il est surnommé #ChatControl parce qu'il vise à scanner l'ensemble des images partagées par les utilisateurs de messageries (cf nos actus).
D'après ses informations, le COREPER II (pour Comité des représentants permanents, l'organisme de l'Union européenne qui prépare les travaux du Conseil de l'Union européenne), composé des représentants permanents de chacun des États membres, devrait adopter le projet de « compromis » récemment proposé par la Belgique, qui préside le Conseil de l'Union européenne jusqu'au 30 juin.
Le fascisme n’est pas un évènement, c’est une structure...
Un point de vue décolonial pour faire face aux mentalités individualistes « modernes » et libérales, des mentalités inadaptées à l’interdépendance de la vie quotidienne.
Qu’est-ce que la décolonisation ?
Si le colonialisme de peuplement est l’élimination des autochtones, la décolonisation est l’élimination structurelle et juridique des privilèges et de la domination des colons.
Cet article est une critique de la célèbre “théorie du fer à cheval”, cette idée fausse et pernicieuse qui veut que “les extrêmes se rejoignent”, établissant une équivalence entre extrême gauche et extrême droite. Cette doctrine est très populaire non seulement chez les politiciens occidentaux, ses créateurs, mais aussi chez les oligarques de la technologie dont le pouvoir et la fortune atteignent aujourd’hui des sommets.
Hier soir, à 21h, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale pour redonner la parole au peuple après l’échec cinglant de sa liste aux élections européennes.
Le président a installé une petite mélodie, assez séduisante : cette dissolution est bonne et démocratique, parce qu’il redonne sa parole au peuple. Les questions de calendrier, de débat, de listes, de stratégies sont toutes effacées par ce blanc-seing que donnerait la consultation populaire.
Mais, cette dissolution surprise de notre président est-elle vraiment ce pansement miraculeux sur les vieilles et douloureuses blessures de notre démocratie, ou n’est-elle, encore qu’un tour de passe-passe politique, voire un piège ?
C’est ce que nous allons voir dans ce nouveau décryptage pour Blast.
La présidente du Parlement européen Roberta Metsola cherche-t-elle à camoufler des infractions et des faits délictueux commis par des eurodéputés ? D’après les informations de Blast, l’Office européen de lutte anti-fraude (l’OLAF) a identifié dans la mandature sortante pas moins de 49 parlementaires auteurs de malversations au préjudice de l’UE. Les rapports d'enquête sont rangés dans des coffres fermés à double tour. La forteresse de Bruxelles conserve bien ses secrets et règle ses affaires en interne. Sans vagues.
CMI, la holding média du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, propriétaire de Marianne, a annoncé le 14 mai avoir engagé des négociations avec le milliardaire Pierre-Edouard Stérin pour la vente du titre. Quasi inconnu dans le monde des médias, Stérin a un profil qui inquiète la rédaction : ultralibéral et catholique réactionnaire, va-t-il, à l'image de Vincent Bolloré, mettre Marianne au service de son combat civilisationnel ? Après la reprise en main du Journal du dimanche par Bolloré cet été, Ia « fachosphère respectable » pourrait s'enrichir d'un deuxième grand titre de la presse écrite.
Le fait que le conflit israélo-palestinien se poursuive sans qu’il y ait la moindre solution peut sembler assez étrange. Pour de nombreux conflits dans le monde, on a du mal à imaginer un règlement réaliste. Dans le cas présent, non seulement celui-ci est possible, mais ses contours essentiels recueillent un assentiment quasi universel : un règlement à deux États sur la base des frontières internationalement reconnues (avant juin 1967) – avec quelques « modifications minimes et réciproques », pour reprendre la terminologie officielle des États-Unis avant que Washington ne se retire de la communauté internationale au milieu des années soixante-dix.
Hausse des frais d'inscription, dégel des loyers Crous, phase expérimentale de « l'acte II de l'autonomie »... La rentrée universitaire 2024 dessine le projet du gouvernement et de la bourgeoisie pour l'université : toujours plus d'autoritarisme et de sélection, le tout au service du grand patronat.