Les agressions racistes et homophobes commises par l'extrême droite sont en augmentation ces dernières années. Recensement non-exhaustif.
Au delà des prétentions à l’émancipation, l’éducation nationale a toujours été structuellement un casernement, le relais de l’Etat, du capitalisme et du mensonge de « la-démocratie ». A présent, elle est le coeur de cible du processus néofasciste et militariste orchestré par les gouvernements et le système policier.
Les jeunes de tous âges, y compris dès la maternelle, sont de plus en plus souvent la cible de pratiques néofascistes décomplexées relayées par des flics extrême-droitisés, avec la pleine collaboration des directions d’établissements, ministres, élus locaux et autres dirigeants.
Le 3 décembre, les éditions Grasset, contrôlées par le groupe Bolloré ont publié un livre de l’avocat Richard Malka, qui a pour titre : « Passion antisémite. »
Il s’agit d’un pamphlet accusant La France insoumise d’être un parti passionnément antisémite. Une telle accusation n’est pas exactement nouvelle : cela fait des années que la droite française et ses journalistes d’accompagnement tentent d’installer dans l’opinion que l’antisémitisme serait passé de la droite à la gauche – comme pour mieux détourner l’attention de leurs propres complaisances et tolérances pour des personnages comme l’antisémite Charles Maurras, par exemple. Bien évidemment Richard Malka a été invité partout pour présenter son livre : il a notamment été reçu sur Europe 1, qui appartient, comme les éditions Grasset, au groupe Bolloré. Et c’est intéressant, parce que ça démontre que cet accusateur intransigeant sait parfois faire preuve d’une certaine souplesse – ou d’une certaine tolérance.
Vue plus de 6 millions de fois sur les réseaux sociaux, la photo dévoilée par Blast de policiers encagoulés, tenant une banderole féministe à l’envers, a beaucoup fait réagir. Et ce jusqu’au ministre de l’intérieur Laurent Nuñez qui, interrogé ce dimanche 30 novembre, s’est lancé dans un exercice d’équilibriste tout particulier : condamner pour mieux excuser.
"Les Français, on est sous le choc du vol des bijoux parce qu'on est nostalgiques de quand on avait des familles royales qui pétaient la classe. Et alors là, comme d'hab, est-ce que ça nous fascine ou est-ce que ça fascine surtout les commentateurs, ces histoires de bijoux et de têtes couronnées ?". "La France éternelle", vue par Usul et Lumi, c'est dans le nouvel épisode de Rhinocéros.
Les preuves d’allégeance à l’extrême-droite de la part du monde économique se multiplient en France. Un chemin de collaboration active largement ouvert par les Bolloré, Stérin et consorts, dans lequel s’engouffre désormais une bonne partie d’un patronat prête à se compromettre pour sauvegarder son capital et sa domination. Pourtant, historiquement, on sait que le « fascisme d’affaires » fait surtout les affaires du fascisme, et que ce dernier exige une soumission pleine et entière sous peine d’éradication. Cette histoire, Luchino Visconti l’a magistralement mise en scène en 1969 dans « Les damnés », un film/opéra grandiose et poisseux qui décrit la chute de la maison Von Essenbeck, famille d’industriels de l’acier gangrénée par le vice, l’ambition et l’inextinguible appât du gain.
À l’initiative du groupe identitaire local « Les Normaux », 100 à 150 militants d’extrême droite ont défilé à Rouen ce samedi. Des militants d’Angers, de Tours et de Paris se sont joints à la manifestation. Depuis que Les Normaux ont organisé une soirée xénophobe – finalement annulée par crainte de problèmes judiciaires – en juin 2024, en pleine campagne des législatives, l’extrême droite rouennaise, discrète jusqu’alors, semble avoir le vent en poupe. Mais les antifascistes ne désarment pas.
Nous l’écrivons depuis le début de l’été 2024 : Macron veut terminer son mandat en cohabitation avec l’extrême droite, ce qui lui permettrait de militariser le régime et d’imposer des mesures dictatoriales en se réfugiant derrière son allié du RN. C’était son plan lorsqu’il a annoncé une dissolution surprise de l’Assemblée Nationale.
Londres a l’habitude des grandes manifestations mais celle du samedi 13 septembre était très grande. Plus de cent mille personnes ont défilé derrière Tommy Robinson, figure de l’extrême droite britannique. De Londres à Paris, l’avertissement est clair. Ce qui se passe de l’autre côté de la Manche peut se produire ici. C’est l’Europe entière qui est concernée. Que faire face à cela ?
"Pourquoi les gens qui sont pas blancs ont peur des contrôles de police au point de risquer leur vie pour y échapper ? Eh bah figure toi qu’on eu un élément de réponse suite au décès de Marvin à Lausanne, quand on a appris l’existence d’un groupe WhatsApp où les flics de la zone s’envoyaient des trucs bien racistes, homophobes, antisémites, validistes...". Nouvel épisode de Ghetto Blaster, par H-Tône.
Le mécène revendiqué de l’extrême droite française finance depuis 2023 l’université catholique de l’Ouest, révèlent Disclose, La Topette et Reflets.info. Abrité derrière un discret fonds de dotation, Pierre-Édouard Stérin, qui rêve de reconquête culturelle et politique, investit l’un des plus importants établissements privés du pays, où nombre d’enseignants et d’étudiants sont déjà acquis aux idées de la droite radicale.
C’est l’un des plus importants établissements d’enseignement privé en France. Avec huit campus implantés dans l’ouest du pays et deux autres récemment créés à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie, l’université catholique de l’Ouest (UCO) accueille pas moins 13 000 étudiant·es chaque année. Elle attire aussi des personnalités politiques de premier plan : François Bayrou et Bruno Retailleau s’y sont rendus respectivement en 2022 et 2023 pour prononcer le discours inaugural du département de science politique du campus d’Angers, le fief historique de l’UCO.
Janvier 1933 : l’accession des nazis au pouvoir fut-elle une fatalité ? En retraçant l’étiologie de l’effondrement de Weimar, Johann Chapoutot invite à dépasser des poncifs trop longtemps enseignés et à scruter notre présent avec des comparaisons rigoureuses, afin d’éviter l’anachronisme tout en éclairant les fragilités démocratiques révélées par cette expérience historique.