La responsabilité du RN, des chaines de télévision et de la police est accablante dans l'attentat raciste qui a eu lieu à Trappes
Bon Pote révèle des échanges et vidéos prouvant la coordination entre milices d'ultradroite et forces de l'ordre à Nice le 24 octobre.
En 2025, le ministère français de l’agriculture a accordé plus de 130 dérogations permettant l’utilisation de pesticides interdits en France, comme le révèle notre enquête. Un record d’Europe en passe d’être pulvérisé en 2026.
Verbatims contre l'amnésie médiatique et les falsifications historiques.
Accusée par l'extrême droite d'être aux ordres de Mélenchon, France Inter a pourtant accordé en juin 2026, selon les relevés de l'Arcom, sept fois plus de temps d'antenne au Rassemblement national qu'à LFI. Le défaut de pluralisme existe bien, mais pas dans le sens qu'on prétend.
Et si l’affaire Thélyson Orélien disait tout autre chose que ce qu’on lui fait dire ? Derrière le procès en écriture artificielle se rejoue une très vieille question littéraire : qui est vraiment l’auteur d’un texte ? De Roland Barthes à l’intelligence artificielle, jusqu’au bûcher contemporain de l’économie de l’attention, petite histoire de trois morts de l’auteur.
Quelques mots à propos de la polémique qui enfle et enfle encore au sujet du roman « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien. « Il paraît » qu’il aurait été en grande partie écrit par une IA. « On dit que » des détecteurs d’IA identifient des passages entiers comme « utilisant l’IA« . Les mêmes détecteurs qui sur à peu près n’importe quel texte classique du 18ème, 19ème siècle ou d’avant (donc de l’époque où les IA n’existaient pas) affirment avec autant d’assurance qu’ils ont aussi été écrits avec l’aide de l’IA.
Comment expliquer la montée de l'extrême droite et les références au nazisme dans de nombreux partis de la droite radicale? Peut-être en revenant aux sources. C'est ce que fait notre invité, l'historien Johann Chapoutot dans son dernier livre "La Bascule : Allemagne 1933".
À travers l'étude minutieuse des premiers mois du régime hitlérien, Johann Chapoutot montre que l'effondrement d'une démocratie ne résulte pas seulement de l'action de ses ennemis déclarés. Il repose aussi sur les calculs, les renoncements et les accommodements de ceux qui pensent pouvoir tirer profit de la situation. "Le pire n'est jamais sûr." Une conclusion qui donne à cette enquête historique une résonance particulièrement contemporaine.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
Casseurs cagoulés ? Militants ultra violents ? Nouveau terrorisme d’ultra gauche ? Mais au fond, qui sont vraiment les antifas ? Blast vous propose de revenir aux sources du mouvement antifasciste, pour mieux comprendre son histoire et ses héritiers. Des résistants contre le nazisme, aux militants des luttes de libération nationales, en passant par les insurgés de 68 et les chasseurs de skin des années 80, cette histoire de l’antifascisme retrace ce fil rouge qui a accompagné un siècle de luttes et de révoltes jusqu’à aujourd’hui.
Si vous avez un compte chez BNP Paribas, la Société Générale, la Banque Populaire, la Caisse d’Épargne, le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole ou la Banque Postale, votre banque va peut-être contribuer à l’effort de financement de la campagne de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027, grâce à l’entremise du Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Des familles de victimes de la police insultées par des députés en plein hémicycle pour avoir réclamé la justice.
On décrit souvent les classes populaires comme étant «violentes» et «mal éduquées», alors que la vraie sauvagerie se trouve bien souvent au sein de la bourgeoisie, dans les salons feutrés, de la part de gens calmes et polis, habillés en costumes hors de prix.
Chronologie des condamnations du Front national et du Rassemblement national — incitation à la haine raciale, négationnisme, détournement de fonds publics. Faits, peines et sources.
Comment réagirait la police en cas d'accession au pouvoir de Jordan Bardella et Marine Le Pen en 2027 ? Des formes de résistances sont-elles envisageables ? Que produiront des politiques encore plus xénophobes et sécuritaires ? Réponse avec l'historien Emmanuel Blanchard.
La normalisation des idées d’extrême droite passe aussi par des partis considérés comme plus modérés. C’est ce que montre une enquête sur les déclarations de politique générale des premiers ministres depuis 1959. L’un des résultats les plus marquants est le rôle des chefs de gouvernements « centristes » (notamment Édouard Philippe, Jean Castex et Gabriel Attal) dans la diffusion des idées d’extrême droite.
Face à la tribune du collectif Zapper Bolloré, la main sur le coeur, réalisateurs et producteurs ont fièrement brandi leur attachement à leur liberté. Ils ont déclaré qu’ils n’accepteraient aucune censure, ni pression idéologique. On verra si ce genre de déclaration de principes suffit. Mais en réalité… on ne le verra pas, puisque par nature, l’autocensure est ce qui permet la construction silencieuse et invisible du conformisme.
Comment des idées politiques considérées comme inadmissibles finissent-elles par pénétrer voire à s’imposer dans le débat public ? Comment résister à la normalisation d'idées extrémistes ?
Canal+ s’attaque désormais aux voix critiques du cinéma. La menace est claire : plus de boulot pour ceux qui s’opposent à l’empire Bolloré. Ce qui se joue dépasse l’avenir du cinéma. Il en va de la capacité de la société à résister à l’emprise d’un pouvoir privé devenu projet politique.
Commémorations du mois de mai.
Diffusion de « Maréchal nous voilà » le 8 mai, annulation d’une cérémonie syndicale le 1er mai, suppression de la commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai… Les municipalités RN en guerre contre l’Histoire
Qu’attendre d’un rapport sur l’audiovisuel public rédigé par un député d’extrême droite ? Pas grand-chose, assurément. A fortiori lorsque l’on a suivi les auditions et les débats de la commission d’enquête parlementaire dont ce document est issu, qui ont ressemblé à un long et laborieux procès, avec le député ciottiste Charles Alloncle dans le rôle du petit procureur maccarthyste. Ce dernier, soutenu dans son entreprise par les médias de la galaxie Bolloré, a finalement rédigé un rapport qui, s’il n’appelle pas ouvertement à la privatisation/liquidation de France Télévisions et Radio France, formule une liste de préconisations qui donnent une idée assez précise de l’idée que l’extrême droite se fait des médias, de la démocratie et de la liberté d’informer. Une vision face à laquelle il ne suffit pas d’opposer une défense de l’audiovisuel public tel qu’il est, mais bien celle d’un projet ambitieux : pour un véritable service public de l’information et de la culture, émancipé du pouvoir politique, protégé des puissances économiques et pleinement acteur de l’exercice du débat démocratique.