Dans ce nouvel épisode des Indiscrets, Nils décrypte les coulisses du quinquennat Macron avec un invité de poids : Jean-Bernard Gaillot-Renucci, ancien conseiller politique macroniste devenu repenti. Ensemble, ils passent en revue les points chauds de l’actualité politique et du bilan présidentiel. À 18 mois de la fin du mandat, Emmanuel Macron reste impopulaire avec une cote de confiance à 11 %, mais son héritage suscite débat : baisse du chômage, reconquête industrielle et attractivité économique sont contrebalancées par la réforme des retraites imposée au 49.3, désormais fragilisée.
L’émission met également en lumière le rôle politique croissant de Brigitte Macron, présente à toutes les commémorations du 13 novembre, et les tensions internes au sein de Renaissance. Jean-Bernard Gaillot-Renucci revient sur le retour médiatique de Bruno Le Maire, qui critique ouvertement la gestion des finances publiques et révèle avoir alerté Macron sur la nécessité d’une loi de finances rectificative. Ces révélations soulignent les jeux de pouvoir et les rivalités au sein du macronisme, où même Manuel Valls sort du bois pour dénoncer sa propre éjection.
Le programme aborde enfin le scandale récurrent de l’alcool et des comportements à risque dans les institutions : Philippe Mouiller interpellé ivre, Emmanuel Pellerin reconnu coupable d’usage de cocaïne, ou encore le procès à venir d’un ancien sénateur pour tentative de viol. Jean-Bernard Gaillot-Renucci souligne que ces affaires mettent en lumière l’inaction des chambres sur les addictions et la discipline parlementaire.
Entre bilan présidentiel, luttes internes et dérives des élus, cet épisode offre un regard sans filtre sur la politique française.
François Bayrou a lancé l’alerte ! Entre menaces de censure et blocages prévus partout en France, le Premier Ministre a prévenu : nous sommes en danger, attention la dette, trop de dépenses… Le patron du MODEM met son poste en jeu : il demandera la confiance des députés le 8 septembre à l’Assemblée Nationale. S’il y a majorité de non, il part. La gauche et l’extrême droite ont déjà annoncé qu’ils voteraient en défaveur du Premier Ministre. Le (pour l’instant) chef du gouvernement s’est exprimé ce lundi 25 août lors d’une conférence de presse pour tenter de sauver son budget, très impopulaire. (On vous l’a décortiqué dans les épisodes précédents). François Bayrou met en garde sur un danger immédiat : la dette.
Thomas Porcher relativise, “nous ne sommes pas en danger”. L’économiste regrette l’attitude du Premier Ministre qui agite la peur plutôt que d’être pédagogue. Mais François Bayrou a trouvé une explication, ce n'est pas de leur faute ! C’est de la nôtre… La dette et le déficit ont explosé en raison des baisses d’impôts et cadeaux fiscaux qui ont bénéficié aux plus riches et aux grandes entreprises, pointe Thomas Porcher. Nous avions questionné le Premier Ministre sur la taxation des ultra riches, et le chef du gouvernement nous avait promis de futures annonces. Mais… rien. “Là, il n’y a plus de danger immédiat”, ironisent Thomas Porcher et Lisa Lap.
François Bayrou essaie de dire “si vous me faites tomber la situation sera catastrophique économiquement”. Le ministre de l’Économie et des Finances, Eric Lombard, a déclaré ce mardi 26 août sur Franceinter ne pas vouloir “faire la politique de la peur” mais avance “un risque existe que le FMI (fonds monétaire international) intervienne”. Jacques Attali, affirme que la chute de Bayrou “conduirait à une crise financière majeure provoquant l’intervention de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne), imposant des mesures extrêmement radicales et antisociales pour financer nos dépenses courantes”.
Sur les plateaux, on parle même de risque de mise sous tutelle du FMI ce qui serait une catastrophe pour les fonctionnaires ou le budget des hôpitaux par exemple. Thomas Porcher estime qu’il y a peu de risques. Surtout, l’économiste se demande “si ces gens aiment la France. Est-ce qu’ils n’espèrent pas que le FMI applique ces réformes car c’est ce qu’ils veulent, et au fond, veulent aussi la fin du modèle social ?”.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Qui sont les économistes de plateaux TV ? Comment ça ce fait qu’ils ne soient en réalité que très rarement économistes ? Alors que les questions économiques sont au cœur des débats politiques, qu'à chaque élection les citoyens sont amenés à se prononcer sur ces questions, la science économique est encore trop peu comprise.