C’est une information passée inaperçue dans les grands médias français. Le 26 juin dernier, l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a publié son deuxième index mondial. Cet index vise à évaluer le risque de torture dans plusieurs dizaines de pays, sur une échelle contenant cinq niveaux : risque faible, risque modéré, risque considérable, risque élevé et risque très élevé. L’OMCT, qui rassemble plus de 200 ONG du monde entier spécialisées dans les sujets liés à la torture, et qui constitue un interlocuteur privilégié de l’ONU dans le domaine, classe désormais la France parmi les pays à « risque considérable ». C’est le seul pays de l’Union Européenne à atteindre ce niveau de risque.
Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 examine le recours systématique à la torture par Israël à l’encontre des Palestiniens des territoires palestiniens occupés depuis le 7 octobre 2023, y compris les pratiques en milieu carcéral et hors milieu carcéral qui répondent aux critères constitutifs du génocide au sens de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Elle documente la manière dont la torture est devenue partie intégrante de la domination et des punitions infligées aux hommes, aux femmes et aux enfants, tant par le biais d’abus en détention que par une campagne implacable de déplacements forcés, de massacres, de privations et de destruction de tous les moyens de subsistance, visant à infliger une douleur et des souffrances collectives à long terme. Un régime de terreur psychologique continu et omniprésent sur le territoire est imposé, conçu pour briser les corps, priver un peuple de sa dignité et le chasser de ses terres. Il ne s’agit pas de violence fortuite. C’est l’architecture du colonialisme de peuplement, bâtie sur des fondations de déshumanisation et maintenue par une politique de cruauté et de torture collective.
«Je n’ai rien à cacher. J’ai torturé parce qu’il fallait le faire». Ce sont les mots de Jean-Marie Le Pen en 1962, dans le journal Combat.
Oui, Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National et père de la double finaliste des dernières élections présidentielles est un tortionnaire. Il est coupable de crimes contre l’humanité au sens du droit international. De nombreux témoignages confirment que le parrain de l’extrême droite française a bien commis des actes de torture et de barbarie ignobles, jusqu’au meurtre, sur des personnes algériennes en 1957 lors de la Guerre d’Algérie.