Comment devient-on résistante ? Lucie Aubrac témoigne de son engagement en résistance.
Dès l’automne 1940, Lucie fait partie du noyau dur de « La Dernière Colonne », mouvement de Résistance qui deviendra plus tard « Libération-Sud ». Raymond en est lui aussi partie prenante sous le pseudonyme « Aubrac ».
En mai 1941, après la naissance de son premier enfant, Lucie Aubrac participe à la conception de l’organe du mouvement, le journal clandestin "Libération".
Raymond Aubrac est arrêté le 21 juin 1943 à Caluire, à côté de Lyon, en même temps que Jean Moulin.
Lucie Aubrac le fait évader, en organisant l’attaque du fourgon qui le transfère du siège de la Gestapo à la prison de Montluc.
La famille Aubrac parvient à gagner Londres le 8 février 1944, où Lucie donne naissance à son deuxième enfant.
Ils rentrent en France à l’été 1944.
Lucie Aubrac participe alors à la mise en place des Comités de libération et siège à l’Assemblée consultative du Gouvernement Provisoire de la République.
Après une carrière dans l’enseignement, elle n’aura de cesse de témoigner auprès des jeunes de ce qu’était la Résistance.
Le rapport annuel 2025 publié par l’institut V-Dem révèle que, pour la première fois depuis plus de deux décennies, il y a plus de régimes autocratiques que de démocraties dans le monde. Parmi les quatre principaux facteurs en cause, le directeur de l’institut identifie la montée du nationalisme et de l’extrême droite dans le monde entier mais surtout en Europe et aux États-Unis. Il explique « On retrouve des discours autoritaires ou hostiles au pluralisme. De mon point de vue, on peut même aller jusqu’à comparer ces discours d’aujourd’hui avec ceux des années 1930. C’est très préoccupant. »
Blast documente depuis sa création la percée de ces discours, la montée en puissance des mouvances d’extrêmes droite partout à travers le monde, qui à certains endroits gouvernent, et à d’autres exercent une influence non négligeable sur les gouvernements sans être officiellement au pouvoir. Dans tous les cas, ces mouvements, ces partis mettent en danger les droits humains et la démocratie. Le philosophe Michaël Foessel parle de “fascisation du monde qui affaiblit l’Etat de droit et renforce un pouvoir oligarchique qui pèse de tout son poids sur les gouvernements”.
Mais si cette documentation et ces recherches peuvent donner l’impression que tout ceci est une fatalité, rien n’est moins sûr. À mesure que les extrêmes droites progressent, les mouvements de résistance se multiplient et se consolident eux aussi. Manifestations, actions de désobéissance, contre pouvoir institutionnels ou auto-organisation… Partout dans le monde, des mouvements variés s’opposent activement à la montée des extrêmes droites, avec beaucoup de créativité et de courage.
«La mort n’éblouit pas les yeux des partisans». Ainsi Louis Aragon rendait-il hommage en 1955 dans son poème «Strophes pour se souvenir» à Missak Manouchian et aux 22 résistants fusillés le 21 février 1944 au Mont Valérien. Ces résistants appartenaient au groupe des FTP-MOI, les Francs tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée, dont Léon Landini était le dernier survivant. Il est mort ce dimanche 21 septembre, à l’âge de 99 ans.
Georges Abdallah, symbole de la résistance libanaise, sera libéré après avoir passé 41 ans derrière les barreaux dans des prisons françaises, à la suite de décennies d’obstruction politique américaine.
La justice française a officiellement approuvé la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant et révolutionnaire libanais emprisonné depuis plus de quarante ans en France, selon les déclarations faites jeudi par son équipe juridique.
Abdallah, figure emblématique des milieux de la résistance de gauche et fervent défenseur de la cause palestinienne, devrait être libéré le 25 juillet, a déclaré son avocat à Al Mayadeen.
Cette décision marque la fin d’une bataille juridique et politique qui durait depuis plusieurs décennies autour de son maintien en détention.
AUDIO • La Voix des invisibles, épisode : Mamadou Hady Bah, le tirailleur sénégalais devenu héros de la Résistance. Une série inédite proposée par France Culture.
Héros oublié de la Résistance, Mamadou Hady Bah, tirailleur sénégalais fusillé en 1943, a dirigé le premier maquis vosgien. Son engagement, longtemps effacé de la mémoire collective, renaît aujourd’hui grâce au travail des historiens et aux témoignages de ceux qui l'ont connu.