«Essayez la dictature», déclarait Macron en 2020. Au pays de Charlie, nous y sommes déjà, à bas bruit.
Les vieillards réactionnaires qui occupent les plateaux télé ont raison : «On ne peut plus rien dire». Ces éditorialistes sont ridicules, car on n’entend malheureusement que leurs idées moisies sur toutes les chaînes de télévision depuis des années. Ils se prétendent censurés alors que la seule vraie pensée unique, c’est la leur.
En revanche, en France en 2025, on ne peut plus tenir le moindre discours critique à l’égard du gouvernement, plus manifester, plus émettre la moindre réserve contre le patronat, plus dénoncer le racisme… Bref, c’est vrai : on ne peut plus rien dire. Quelques exemples sidérants ces derniers jours.
Vendredi dernier, des observateurs de ORLIB (observatoire de Rennes) et de l'OPP (observatoire toulousain des pratiques policières) ont été agressés par des forces de l'ordre. À Paris, une entrave a été documentée dans un rapport sur la manifestation du 1ᵉʳ mai. Ces atteintes sont révélatrices d'un refus de rendre des comptes de la part de la police envers les citoyens.