Les propos de Brigitte Macron contre des militantes féministes ne sont pas une simple polémique. Ils violent les droits et libertés fondamentaux et trahissent les engagements solennels de l'État français.
À mille lieues de la simple « inélégance », comme le minimisent ses soutiens. Lorsque Brigitte Macron, Première dame de France, qualifie des militantes féministes de « sales connes » et menace de les « foutre dehors » pour défendre un homme accusé de viol (bien que bénéficiant d'un non-lieu), elle ne commet pas seulement une faute personnelle : elle engage l'autorité symbolique de l'État et contredit frontalement les engagements présidentiels.
Dans cette interview, réalisée pour le podcast Los monstruos andan sueltos, Verónica Gago analyse la portée de ce qu’elle définit comme « restauration patriarcale » et fait référence au processus de masculinisation de la politique : « Des composants politiques alliés continuent à mettre la progression de l’extrême-droite sur le dos des féminismes ».