Est-ce que vous saviez qu’en France, il existe des services secrets privés ? On les connaît sous le nom de "boîtes d'intelligence économique". Derrière cette appellation un peu froide, se cachent des hommes et des femmes capables d'influer sur la vie politique et économique, en France, comme à l'étranger.
Parmi elles, vous avez peut-être entendu parler de l'ADIT, le mastodonte européen du secteur. Ou d'Avisa Partners, qui a défrayé la chronique en 2022, quand Mediapart et Fakir ont révélé ses pratiques de désinformation massive : faux profils, manipulation de pages Wikipedia, articles commandités contre des personnalités politiques.
Mais il en est une qui, elle, a su rester dans l'ombre. Surtout depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
Son nom : Axis.
Vous n'en avez probablement jamais entendu parler. Et c'est normal. Cette société a tout fait pour rester invisible. Nous avons contacté de nombreuses personnes qui nous ont parlé d'Axis, mais toutes ont exigé l'anonymat. Par crainte professionnelle, bien sûr. Mais aussi à cause d'une réputation qui circule dans le milieu : celle d'une boîte à l’influence atteignant les plus hautes sphères de l’État.
Tentative de coup d'État, guerre de l'information, écoutes sauvages, filatures... Bienvenue dans le monde peu reluisant de l'État profond.
Le 3 décembre, les éditions Grasset, contrôlées par le groupe Bolloré ont publié un livre de l’avocat Richard Malka, qui a pour titre : « Passion antisémite. »
Il s’agit d’un pamphlet accusant La France insoumise d’être un parti passionnément antisémite. Une telle accusation n’est pas exactement nouvelle : cela fait des années que la droite française et ses journalistes d’accompagnement tentent d’installer dans l’opinion que l’antisémitisme serait passé de la droite à la gauche – comme pour mieux détourner l’attention de leurs propres complaisances et tolérances pour des personnages comme l’antisémite Charles Maurras, par exemple. Bien évidemment Richard Malka a été invité partout pour présenter son livre : il a notamment été reçu sur Europe 1, qui appartient, comme les éditions Grasset, au groupe Bolloré. Et c’est intéressant, parce que ça démontre que cet accusateur intransigeant sait parfois faire preuve d’une certaine souplesse – ou d’une certaine tolérance.
Émission spéciale sur LCI, ce lundi 27 octobre : l’économiste star Gabriel Zucman est l’invité de Darius Rochebin, et celui-ci organise un « match » avec l’éditorialiste maison, François Lenglet. L’occasion d’en savoir plus sur la fameuse taxe dont tout le monde parle ? Pas vraiment…
Une musique angoissante retentit, Darius Rochebin est debout, devant un écran rouge sur lequel est inscrit le titre : « Va-t-on taxer les riches ? » Au menu, un duel au sommet entre l’économiste qui a donné son nom à un célèbre impôt plancher sur le patrimoine des ultra-riches, Gabriel Zucman, et le journaliste François Lenglet. La joute s’annonce déséquilibrée ! Elle l’est : d’un côté, l’un des économistes les plus cités dans le monde, et de l’autre, un ancien professeur de littérature reconverti depuis des années en éditorialiste télévisuel « spécialisé » éco, sans qualification particulière dans la discipline.
Cet article est une critique de la célèbre “théorie du fer à cheval”, cette idée fausse et pernicieuse qui veut que “les extrêmes se rejoignent”, établissant une équivalence entre extrême gauche et extrême droite. Cette doctrine est très populaire non seulement chez les politiciens occidentaux, ses créateurs, mais aussi chez les oligarques de la technologie dont le pouvoir et la fortune atteignent aujourd’hui des sommets.