Aucune réserve, aucune limite. Le Conseil Constitutionnel a validé le 6 août l’intégralité des mesures militaristes du gouvernement, en particulier la création d’un «état d’alerte de sécurité nationale», c’est-à-dire un état d’urgence sans aucune limite de temps et aux contours flous, pour préparer la guerre. Le Conseil Constitutionnel avait été saisi par les députés insoumis, écologistes et communistes, et n’a finalement rien censuré ni modifié.
Dans cette loi, le gouvernement débloque aussi 436 milliards d’euros pour l’armée dans les quatre prochaines années. Relisez ce chiffre, et mémorisez-le pour vous en souvenir quand les médias oseront encore nous dire qu’il faut se serrer la ceinture, ou qu’il n’y a pas de budget pour les retraites, les hôpitaux ou les écoles.
Si vous avez un compte chez BNP Paribas, la Société Générale, la Banque Populaire, la Caisse d’Épargne, le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole ou la Banque Postale, votre banque va peut-être contribuer à l’effort de financement de la campagne de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027, grâce à l’entremise du Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Même si son règne touche à sa fin, il ne faut pas oublier que le clan Macron est avant tout une association de malfaiteurs. Ces 9 dernières années, nous avons vu plus de casseroles au gouvernement que dans une cuisine de Top Chef. Pas moins de 26 ministres ont été impliqués dans des affaires politico-financières depuis 2017. Et la justice vient de se montrer plus que gentille à l’égard des proches du pouvoir.
Portrait du journaliste le plus célèbre de Libération : Jean Quatremer, macroniste hardcore tombé dans le trumpisme.
«L’Espagne, dévorée par un antisémitisme d’État, officiellement représentante des intérêts de la mollahrchie et du Hamas». C’est le message délirant posté par Jean Quatremer sur le réseau Twitter le 3 mars, à propos du gouvernement socialiste espagnol, parce qu’il refuse d’aller bombarder l’Iran.
Puisque la destruction du sens des mots, de l’histoire et de toutes les boussoles politiques est achevée, alors tout est possible. Comme comparer «l’antisémitisme d’État» – qui renvoie à Pétain, à Hitler et à la Shoah – à l’action d’un gouvernement de centre-gauche qui s’oppose à une guerre et réclame l’application du droit international.
Depuis que l'armée israélienne a officialisé le nombre de 70 000 morts Palestiniens, reprenant donc les chiffres du Hamas ; depuis qu'Israël a annexé et colonisé les zones A et B de la Cisjordanie en violation totale du Droit international : que s'est-il passé dans l'actualité politique et médiatique française pour détourner l'attention de l'opinion de ces deux informations ?
Le “débat” sur la loi Duplomb qui s’est déroulé à l’Assemblée nationale ce 11 février constitue à plus d’un titre une arnaque démocratique.
C’était à prévoir.
Si en interdisant l’utilisation de trois pesticides de la famille des néonicotinoïdes (dont l’acétamipride), la censure partielle de la loi dite Duplomb à l’été 2025 constituait bel et bien une petite victoire politique, celle-ci n’en laissait pas moins la porte ouverte à une “V2”. Texte qui, rappelons-le, promettait de “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” au mépris de la santé des Français et de la biodiversité.
Et ça n’a pas loupé puisque le 30 janvier, le sénateur LR a déposé une loi Duplomb II allant dans ce sens. Soit deux petites semaines avant l’organisation d’un débat à l’Assemblée nationale, ce mercredi 11 février, portant sur la pétition opposée au texte de loi contesté.
Dans une Assemblée bien vide, les mêmes arguments et mensonges autour de la loi Duplomb ont été déroulés sans véritable débat, accouchant d’une séquence aussi inutile que creuse.
Pire, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, est allée jusqu’à affirmer que la pétition contre la loi Duplomb – déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale, qui nécessite pour la signer de s’identifier via FranceConnect – serait le fait de “robots”. 2,1 millions de robots, ou un mépris cinglant, un de plus ?
Désintox : ce n'est pas la France Insoumise qui s'est «radicalisée», c'est tout l'échiquier politique qui s'est droitisé.
C’est officiel : le Ministère de l’Intérieur a publié le 2 février une circulaire visant à classer La France Insoumise comme étant un parti «d’extrême gauche» avant les élections municipales. Jusqu’ici, il était classé à «gauche». C’est un scoop : plus de 7 millions de personnes auraient donc voté pour l’extrême gauche en France en 2022, et plusieurs villes s’apprêtent à basculer à «l’extrême gauche».
En ne censurant pas le budget, le PS assume pleinement son rapprochement avec le macronisme. On va regarder comment Macron est parvenu à disloquer le NFP. Les conséquences sont très concrètes : avec ce budget ce sont des milliers voire des dizaines de milliers de contribuables très fortunés qui pourront continuer à ne payer légalement qu’une fraction de l’impôt qu’ils doivent.
On va donc se pencher précisément sur les mécanismes classiques et légaux de la suroptimisation fiscale pour voir comment ces ultra-riches font pour flouer les français, détruisant au passage les services publics et notre richesse collective.
Ce mardi 20 janvier, le Premier Ministre illégitime Lecornu vient de dégainer le 49.3 pour imposer sans le vote des députés son budget d’austérité. C’est la 29ème fois que cette procédure autoritaire unique en Europe est utilisée depuis la réélection de Macron en 2022. En réalité, le Parlement n’a plus aucun pouvoir en France : tout est directement décidé par un Président qui n’a ni mandat, ni majorité, ni légitimité. La France est déjà factuellement un régime despotique. Macron a été battu trois fois dans les urnes et a déjà usé 5 Premiers Ministres en trois ans.
Interdiction de : l'abaya/robes longues, du calot, du voile, contrôle des bouteilles en plastique dans les toilettes de la RATP. Harcèlement, discriminations, calomnies, essentialisation, licenciements abusifs, contrôles au faciès, lois d'exception contraires à un État de droit, menace de mort d'un nouveau-né. Tel est le quotidien des musulmans,ou personnes assimilées comme tel, en France.
«Essayez la dictature», déclarait Macron en 2020. Au pays de Charlie, nous y sommes déjà, à bas bruit.
Les vieillards réactionnaires qui occupent les plateaux télé ont raison : «On ne peut plus rien dire». Ces éditorialistes sont ridicules, car on n’entend malheureusement que leurs idées moisies sur toutes les chaînes de télévision depuis des années. Ils se prétendent censurés alors que la seule vraie pensée unique, c’est la leur.
En revanche, en France en 2025, on ne peut plus tenir le moindre discours critique à l’égard du gouvernement, plus manifester, plus émettre la moindre réserve contre le patronat, plus dénoncer le racisme… Bref, c’est vrai : on ne peut plus rien dire. Quelques exemples sidérants ces derniers jours.
Ces derniers temps, l'armée a changé de méthode : la "grande muette" ouvre beaucoup la gueule, et ça sent mauvais.
Lors du Congrès des Maires de France, qui a lieu tous les ans à la fin du mois de novembre et réunit 12.000 élus à Paris, le Chef d’État Major de l’Armée française est venu prononcer un discours sidérant. Celui qui dirige l’armée française, l’une des plus puissantes du monde, qui mène des opérations militaires permanentes loin de nos frontières, ne paie pas de mine. Il s’appelle Fabien Mandon, il est chétif sous sa casquette d’officier, et parle avec un sourire en coin pour annoncer des choses absolument terrifiantes.
Dans ce nouvel épisode des Indiscrets, Nils décrypte les coulisses du quinquennat Macron avec un invité de poids : Jean-Bernard Gaillot-Renucci, ancien conseiller politique macroniste devenu repenti. Ensemble, ils passent en revue les points chauds de l’actualité politique et du bilan présidentiel. À 18 mois de la fin du mandat, Emmanuel Macron reste impopulaire avec une cote de confiance à 11 %, mais son héritage suscite débat : baisse du chômage, reconquête industrielle et attractivité économique sont contrebalancées par la réforme des retraites imposée au 49.3, désormais fragilisée.
L’émission met également en lumière le rôle politique croissant de Brigitte Macron, présente à toutes les commémorations du 13 novembre, et les tensions internes au sein de Renaissance. Jean-Bernard Gaillot-Renucci revient sur le retour médiatique de Bruno Le Maire, qui critique ouvertement la gestion des finances publiques et révèle avoir alerté Macron sur la nécessité d’une loi de finances rectificative. Ces révélations soulignent les jeux de pouvoir et les rivalités au sein du macronisme, où même Manuel Valls sort du bois pour dénoncer sa propre éjection.
Le programme aborde enfin le scandale récurrent de l’alcool et des comportements à risque dans les institutions : Philippe Mouiller interpellé ivre, Emmanuel Pellerin reconnu coupable d’usage de cocaïne, ou encore le procès à venir d’un ancien sénateur pour tentative de viol. Jean-Bernard Gaillot-Renucci souligne que ces affaires mettent en lumière l’inaction des chambres sur les addictions et la discipline parlementaire.
Entre bilan présidentiel, luttes internes et dérives des élus, cet épisode offre un regard sans filtre sur la politique française.
Est-ce que vous avez l’impression de vivre en démocratie ? Peut-être pas… Et à la fois, si nous ne sommes plus en démocratie, est-ce que cela veut dire pour autant que nous avons basculé dans l’autoritarisme, la dictature ?
C’est pour sortir de cette éternelle opposition binaire entre démocratie et dictature que le politologue Clément Viktorovitch a écrit Logocratie. La logocratie symbolise pour lui cet entre deux entre la sortie de la démocratie et l’entrée dans l’autoritarisme. Elle désigne une “manière de gouverner où le mensonge tient lieu de communication officielle (...) où le pouvoir n’est plus exercé par le peuple mais ceux qui se sont emparés de la parole”. La Logocratie serait donc l’exercice du pouvoir par le mensonge, un régime dans lequel les mots ont perdu leur sens et les arrangements avec la réalité sont sans conséquence (ou presque). L’auteur le souligne avec Emmanuel Macron “en huit ans, le mensonge s’est installé au cœur du pouvoir français”. Dans son livre, Clément Viktorovitch, démontre comment en France, cette généralisation du mensonge a permis des atteintes répétées à deux piliers de la démocratie : l’Etat de droit et la souveraineté populaire. Au point que nous sommes déjà sortis de la démocratie.
Qu’est-ce que la logocratie exactement ? Comment la présidence Macron a précipité la France dans l’ère de la post-vérité ? Et comment réanimer la démocratie ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Clément Viktorovitch
Lors d'une audition au Sénat, le ministre de l'Enseignement supérieur a voulu relativiser la crise budgétaire des universités, alors que deux-tiers des facs françaises ont fini en déficit en 2025, au détriment des étudiants et personnels. Une déclaration qui annonce de nouvelles coupes budgétaires, et sert à masquer un projet d'attaque d'ampleur contre le droit à étudier.