La chaîne d’extrême droite CNews est non seulement une machine à produire des outrances racistes mais aussi une usine de fabrication et de diffusion de fake news. Pour tenter d’objectiver, au moins partiellement, ce dernier phénomène, quoi de plus efficace que de prendre un programme, presque au hasard, et de compter, tout simplement, les fake news énoncées à l’antenne ? Une tâche à laquelle Blast s’est consacré, avec cet éloquent résultat : plus de 20 fake news en 1h30 d’émission « 100% Politique » le 23 mars, soit environ une toutes les quatre minutes.
"On a l'impression que le Moyen-Orient est un peu un terrain vague, qu'on peut exploiter, administrer à notre guise". Critiquer l'impérialisme de l'Occident sur l'émission de Pascal Praud ? C'est possible, à condition de suivre minutieusement cette recette, spécialement concoctée par ASI, qui a décortiqué la séquence argumentative de Saphia Azzeddine, romancière franco-marocaine, venue pour parler du thème de son livre : le pillage du patrimoine culturel irakien, et qui a orienté le débat vers l'illégalité de l'attaque en Iran. Il est 10h45, le 11 mars 2026, en direct sur L'Heure des pros.
Toutes les chaînes de télé commentent avec enthousiasme le défilé d'extrême droite organisé samedi à Lyon et qui s'est déroulé dans le calme.
Nous franchissons des paliers vertigineux de jour en jour. Ce dimanche 22 février, toutes les chaînes de télévision nationales commentent avec enthousiasme le défilé d’extrême droite organisé la veille à Lyon. Déposée par une militante néo-nazie, rejointe par l’extrême droite la plus radicale de toute la France et des pays voisins, désavouée par la famille de Quentin Deranque, ponctuée de saluts nazis et d’injures racistes, elle a beaucoup plu aux éditorialistes.
D'une promotion du projet de nettoyage ethnique nommé "Gaza-plage", en passant par des invités étalant leurs théories complotistes d'extrême-droite jusqu'à la déshumanisation et la criminalisation d'un peuple en collaboration avec une deputé soutenant ouvertement Israël : France info a bel et bien terminé sa mue en Cnews.
Gabriel Attal sourit. Un grand sourire, aux dents très blanches, un peu forcé sur les bords. Il se tient droit dans son costume bien propret. Sous le plafond de verre et les frises gravées de la salle des Tirages du prestigieux hôtel d'Evreux, place Vendôme à Paris, l'ancien premier ministre et président du groupe parlementaire Renaissance pose fièrement pour la photo, près des drapeaux français et européens. À ses côtés : Yannick Bolloré, son père, Vincent Bolloré, et le patron de Canal+ Gérald-Brice Viret, à qui Attal vient de remettre l'Ordre national du Mérite. Et celui qui prend la photo, puis qui la poste sur son compte Instagram, c'est Jean-Marc Morandini, le présentateur de CNews.